Politique

Décryptage : « Il faut mettre fin au contrat du bail sur le Togo »

adjamagbo

Ce jeudi, la Secrétaire Générale de la Convention Démocratique des Peuples Africains (Cdpa), Mme Brigitte Adjamagbo Johnson, a révélé sur les ondes de Taxi Fm le fruit de ses réflexions par rapport à la situation politique du Togo. Après avoir reconnu les faiblesses de l’opposition togolaise au cours de ces dernières années, elle a invité la population à tenir fermes devant la dictature en place au Togo.

Selon Mme Brigitte Adjamagbo Johnson, l’opposition togolaise a fait des erreurs certes, mais toujours est-il que « des mains tapis dans l’ombre s’activent pour l’avilir davantage ». Elle poursuit en disant que le régime en place dispose de toutes les stratégies malhonnêtes pour appauvrir, décourager, corrompre.

« C’est vrai que l’opposition peut faire des erreurs et elle en a fait. Mais là n’est pas le problème principal. Si vous vous laissez décourager, c’est dire que vous acceptez volontairement de continuer à vivre en servitude. J’invite mes frères et sœurs du Togo à bien analyser les choses et à comprendre que tout est mis en place pour discréditer l’opposition. Toute composante qui est appelée à jouer un rôle important dans cette lutte à savoir la société civile, les médias et autres, n’est pas épargnée », a t-elle laissé entendre.

D’après cette figure politique de l’opposition, ces manigances bien élaborées dans l’ombre sont destinées à bien enraciner la tyrannie érigée par le pouvoir en place depuis des lustres. Une dictature qu’elle considère comme un bail de 50 ans pris sur le Togo par les tenants du pouvoir.

« Appelons les choses par leurs noms. Il s’agit d’une dictature qui a pris d’autres formes et un régime qui dure depuis 50 ans. Le régime a pris un bail de 50 ans sur ce pays. Il n’est jamais facile de changer un régime dictatorial. C’est à nous de dire que ça suffit. Il faut passer à autre chose et ce n’est pas avec le découragement que nous le ferons », a t-elle martelé.

Il n’est pas exclu que la lutte pour l’alternance sera parsemée d’embûches. Mais aussi rude soit-elle, le découragement n’est pas « bon compagnon », a conclu la Secrétaire Générale du CDPA.

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