Santé

Santé: Les médicaments contrefaits font de plus en plus de victimes

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Selon l’Organisation Mondiale pour la Santé (OMS), près de 100.000 personnes meurent chaque année en Afrique par automédication. La consommation des médicaments contrefaits sont à l’origine de ces décès. Les pays d’Afrique de l’Ouest, notamment le Togo, sont essentiellement visés par ces trafics illicites.

L’Ordre national des pharmaciens du Togo estime que 50 à 60% des médicaments vendus dans le pays sont des faux médicaments à la composition douteuse. La lutte contre ces malversations rencontre beaucoup de difficultés à cause de l’ingéniosité des trafiquants et de la capacité des contrefacteurs à réaliser des copies presque parfaites.

Aussi, les contrôles aux frontières du pays ne sont pas faits en toute impartialité, dues aux actes de corruption qui sont légions. Est-il encore nécessaire de mentionner le fait qu’à certains niveaux nos frontières sont poreuses ? Autant d’obstacles qui entravent la lutte efficace contre le commerce de médicaments contrefaits.

Rappelons également que la situation générale de pauvreté de la population et la faiblesse des systèmes de santé constituent des situations favorables pour la mise en place et le développement de ce trafic orchestré par des criminels guidés par le gain facile et qui se soucient peu des conséquences de leur « business ».

Le fait que la consommation des faux médicaments, loin d’apporter quelque soulagement, contribue plutôt à aggraver les maladies, sera au cœur du prochain débat organisé par le Club diplomatique de Lomé (CDL) le 19 janvier prochain à 18h 30 min à l’Hôtel Sarakawa. L’invité d’honneur sera le Dr Innocent Koundé Kpeto, Président de l’Ordre des pharmaciens du Togo. Le Club diplomatique de Lomé est un cercle de réflexion crée à l’initiative du ministre des Affaires étrangères Robert Dussey.

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