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Grève dans l’enseignement: une lumière au bout du tunnel ?

moi-monsieur

Lors du conseil des ministres du mardi 03 janvier dernier, les ministres des Enseignements primaire et secondaire et de la Fonction publique ont évoqué la situation en milieu scolaire secoué par une série de grèves. Ce fut l’occasion de rappeler les différentes rencontres qui ont eu lieu entre ces représentants du gouvernement et les membres des organisations syndicales meneurs du mouvement de protestation, ainsi qu’avec les 7 centrales syndicales et le Conseil national du dialogue social (CNDS).

A l’issue de ces différentes rencontres entre les deux parties, certaines dispositions ont été prises pour mettre fin à cette paralysie dans le domaine de l’enseignement. Le Conseil des ministres a servi de cadre pour identifier les efforts déjà engagés par le gouvernement à cet effet.

On peut noter : le paiement annuel des primes de rentrée et de bibliothèque, le recrutement d’enseignants, le concours d’entrée des élèves instituteurs dans les ENI et à l’Ecole normale supérieure, la mise en place des dispositions favorables applicables spécifiquement aux enseignants notamment lors de leur recrutement dans la fonction publique. Aussi, les 11.200 enseignants auxiliaires seront quasiment tous intégrés dans la fonction publique.

Les enseignants ont donc décidé à l’unanimité de reprendre normalement les cours ce mercredi 04 janvier 2016 après des jours de grève répétée en attendant encore les AG synchronisées du samedi 7 janvier prochain. L’information a été donnée à travers un communiqué publié ce mardi par la Coordination des syndicats de l’enseignement du Togo (Cset). Selon le communiqué, cette décision est une réponse aux différentes assemblées générales qui ont eu lieu dans les différentes préfectures et après analyses des différentes propositions.

Un groupe de réflexion constitué des pouvoirs publics, des enseignants, des parents d’élèves et des syndicats va être constitué dans les prochains jours pour discuter des défis et des besoins du secteur de l’enseignement général et de la formation professionnelle.

Mis à part les points qui suscitent des tensions, d’autres questions relatives à la crise seront abordées telles que les problèmes liés au déficit en personnel, l’insuffisance d’infrastructures et d’équipements scolaires, la formation des enseignants pour le compte du secteur public, privé laïc et privé confessionnel ou le développement de la formation professionnelle.

Le gouvernement a souligné sa disposition dans le cadre d’un dialogue constructif sur la nécessaire réforme du secteur de l’enseignement.

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