Politique

L’ANC dit « non » au Sommet de l’UA mais dit « oui » à la ratification de la Charte de Lomé

isabelle-ameganvi

Au cours de la 10ème séance plénière de la 2ème session ordinaire de l’année 2016, la Charte africaine sur la sécurité et la sûreté maritimes et le développement en Afrique, fruit du Sommet extraordinaire de l’Union Africaine à Lomé, a été ratifiée ce vendredi par tous les députés présents. Comprenez par là que les députés de la majorité ainsi que ceux de l’opposition toute entière, notamment du groupe parlementaire de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) ont voté pour ce texte.

« Il ne fait aucun doute que les objectifs fixés par la charte africaine sont nobles et louables. Des Togolais se poseront la question de savoir pourquoi l’ANC n’a pas participé à l’organisation du sommet qui a abouti à la signature de cette charte à Lomé en octobre dernier. Eh bien, c’est parce que nous regrettons que les coûts engloutis pour l’organisation de ce sommet n’aient pas plutôt servi au règlement de nos innombrables problèmes nationaux, sociaux et économiques internes. Mais nous restons persuadés des objectifs nobles de cette charte, c’est pour cela que le groupe parlementaire ANC donnera son onction à la ratification de la charte africaine sur la sécurité et la sûreté maritimes et le développement durable en Afrique », avait indiqué la 2ème vice-présidente de l’ANC, Me Isabelle Ameganvi avant d’appeler ses collègues à voter pour la ratification de cet instrument juridique africain.

Le parti de Jean-Pierre Fabre serait-il revenu à de meilleurs sentiments ? Aurait-il regretté son geste et tenté de se racheter ? On ne saura peut-être jamais les réponses à ses questions. Toujours est-il que ces positions pré-sommet et post-sommet semblent aller l’une contre l’autre. Si l’ANC avait estimé et continue d’estimer que le sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine (UA) sur la sécurité et la sûreté maritimes et le développement en Afrique qui a accouché de la «Charte de Lomé », le 15 octobre dernier, avait englouti des fonds exorbitants, approuver sa ratification revient donc à cautionner les coûts de cet évènements. Il faudrait aussi signaler qu’avec ou sans cette onction, la ratification aurait passé.

Présent à la séance plénière, le ministre des Affaires étrangères, de la coopération et de l’intégration africaine, M. Robert Dussey, s’est réjoui du résultat de ce grand évènement politique de l’année 2016 qu’il a eu à son actif. Pour lui, cette formalité parlementaire offre l’occasion au Togo de jouer pleinement son rôle dans le cadre d’une gouvernance maritime harmonieuse et efficace au niveau continental.

Rappelons que, le Togo, initiateur de ce sommet de l’Union Africaine est le premier pays africain à avoir ratifié cet instrument juridique.

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