Politique

Projet de loi de finances 2017 : Les raisons qui ont poussé l’ANC à voter contre

isabelle-ameganvi

Estimé à plus de 1000 milliards de FCFA, le projet de loi de finances, gestion 2017 a été votée par les députés de la majorité. Le groupe parlementaire de l’Alliance nationale pour le changement (ANC) appartenant à la minorité a voté contre. Dans un document, la présidente du groupe parlementaire explique les raisons de son désaccord avec ses autres compères majoritaires.

Isabelle Ameganvi  estime que « Depuis 2014 tous les budgets ont pour fondement politique la stratégie de la Croissance Accélérée et de la Promotion de l’Emploi (SCAPE) qui n’a pas atteint ses objectifs».

Pour la présidente du groupe parlementaire ANC, « la mauvaise gestion et la gabegie constatées au niveau des sociétés d’Etat ne rassurent guère quant au respect des engagements. Ces sociétés qui devraient en principe contribuer aux recettes de l’Etat à travers les impôts sur les sociétés et les dividendes affichent des déficits incongrus et inacceptables quand elles ne proposent pas des contributions insignifiantes ».

Isabelle Ameganvi cite nommément le Port Autonome de Lomé « dont les contributions en dividendes n’ont point évolué malgré les énormes investissements » , la CEET qui, « affiche depuis 2016 un déficit de trésorerie de 42 milliards », du groupe Togo Télécom qui, « malgré le coût exorbitant des redevances appliqué aux consommateurs, n’entend contribuer au titre des dividendes de l’Etat que pour 7 milliards pour une prévision d’un montant de 12 milliards de Francs », de l’UTB, qui « n’entend contribuer qu’à hauteur de la modique somme de 500 millions en lieu et place des 2 milliards versés en 2016 »,de la SALT de la SNPT.

Selon Isabelle Ameganvi, les secteurs de l’éducation nationale, de la santé, de l’agriculture et de la justice sont les parents pauvres de ce budget, les besoins exprimés par les syndicats des enseignements primaire, secondaire et technique ne sont pas pris en charge. Aucune dotation précise n’est prévue dans le budget pour l’organisation des élections locales et le stock de la dette est passé de 1.036 milliards en 2014 à 1.183,3 milliards à fin juin 2015.
« Plus grave, le gouvernement n’a pas daigné évaluer et prendre en compte à ce jour des besoins exprimés par les syndicats des enseignements primaires, secondaires et techniques afférents à l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail », dénonce telle.

« En raison de ce qui précède, le projet de loi de finances, gestion 2017, ne saurait recevoir la caution du Groupe Parlementaire ANC », conclut Isabelle Ameganvi.

Commentaire d'article

Umalis