Agro-Environnement

Le projet GIFERC, pour une agriculture biologique dans les Savanes

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Cette année, la région des Savanes a souffert du phénomène de la rareté des pluies. Aussi, la flore microbienne du sol, en particulier les champignons saprophytes et symbiotiques, a été détruite par l’utilisation des engrais minéraux et des pesticides chimiques. Cette situation de dégradation de la flore a considérablement réduit la capacité des plantes à utiliser les éléments nutritifs du sol. En outre, la pollution de l’environnement et les intoxications alimentaires liées à la consommation des produits contaminés ont fait le lot des malheurs de ces populations.

Dans la région septentrionale du Togo, l’agriculture étant la principale activité exhaustive pour les producteurs, la dégradation des terres de la région et les effets du changement climatique nécessitent la mise en place de nouvelles techniques et pratiques durables pour accroître les rendements. Cette situation de précarité accentue sans doute la paupérisation des cultivateurs en général, et notamment des femmes, dont le travail excessive s’exprime à travers les efforts déployés pour concilier les travaux ménagers et les activités agricoles.

A cet effet, le gouvernement a initié le sous-projet Appui aux Organisations Paysannes pour la Vulgarisation de la Gestion Intégrée de la Fertilité, de l’Eau et des ravageurs par les champignons (GIFERC) pour leur venir en aide. Ce programme consiste à utiliser des biofertilisants et des biopesticides à base de champignon pour la restauration des terres. Cette pratique de gestion durable des terres a été expérimentée auprès des organisations paysannes dans la région des savanes Ouest (Tandjouare, Tône, Cinkassé).

De façon spécifique, le projet consiste à former directement sur le terrain, 1 000 producteurs sur la technique de la GIFERC, en leur fournissant les intrants (compost Mycosol, poudre Mycotri, Metazia, et Mycoplus). Les bénéficiaires ont ainsi la possibilité de restaurer la fertilité des sols et d’augmenter les rendements par hectare tout en réduisant de moitié les doses d’engrais chimiques utilisées actuellement.

A l’issue des expérimentations, le rendement moyen du mais GIFERC est allé jusqu’à plus de 4000kg/ha contre 2934kg/ha ; pour le riz, le rendement moyen est de 3199kg/ha contre 2612 kg/ha. Ce sont des résultats qui donnent une très bonne satisfaction au coordinateur de l’ONG, le biologiste environnemental, M. Agbalegnon Kossi qui compte avec le désir et le souhait des producteurs, étendre la pratique sur toute la région des Savanes afin de lutter contre l’infertilité des sols et la sécheresse.

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