Société

Drame de WACEM : l’ONG SADD demande le dédommagement des familles des victimes

wacem-togoPlus d’un an après le drame survenu à WACEM faisant 5 morts, aucune action n’est engagée en faveur des familles des victimes. Un fait que déplore l’ONG Solidarité et Action pour le Développement Durable (SADD). A travers une conférence tenue ce mercredi à Lomé, l’ONG lance un appel pressant aux autorités togolaises sur la nécessité de mettre fin à la souffrance prolongée des veuves et orphelins de cet incident tragique.

Le 30 juin 2015 à WACEM, l’explosion d’une cuve à fuel a arraché la vie à cinq des employés de cette société du secteur minier. A l’issue de ce drame, La justice togolaise a ordonné, dans un verdict rendu le 06 octobre 2016, à la multinationale WACEM de payer une somme de trois cent millions (300.000.000) de francs CFA, de dommages aux familles des disparus.

Verdict qui ne prendra pas effet car au lendemain de sa publication, les responsables de WACEM ont fait appel de la décision de la justice, annulant la décision. Jusque là les familles des victimes disent être délaissées.

La rencontre était donc une occasion pour l’ONG de  lancer un appel pressant aux autorités togolaises sur la nécessité de mettre fin à la souffrance prolongée des veuves et orphelins de l’accident mortel de WACEM.

« Nous rappelons que ces veuves et orphelins vivent encore dans des situations difficiles et il faudrait que l’Etat fasse quelque chose pour alléger leurs souffrances », a affirmé Yves K. Dossou, coordonnateur de l’ONG SADD.

L’ONG attend également des autorités compétentes, la création des conditions pour que la convention collective sectorielle des mines puisse être adoptée et qu’un nouveau code minier soit adopté répondant aux standards internationaux.

« L’absence de ces législations pose énormément de problèmes aux travailleurs quant à ce qui concerne la violation même de leurs droits fondamentaux au travail », a souligné le coordonnateur de SADD.

La SADD est soutenue dans sa démarche  par d’autres organisations de la société civile togolaise, notamment l’Association togolaise pour la défense et la promotion des droits humains (ATDPDH), la Fédération des Travailleurs de Bois et de Construction(FTBC), le Mouvement Martin Luther King (MMLK) et la Synergie des Travailleurs du Togo.

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