Agro-Environnement

Alerte !!! Les exploitants de bois appellent Faure Gnassingbé à la rescousse

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Le Syndicat des Travailleurs, Revendeurs de Bois et Activités connexes du Togo (Sytrebact) et le Syndicat Autonome des Reboiseurs Importateurs et Exportateurs des Produits Forestiers au Togo (Sarief), ont rencontré la presse togolaise ce mardi. Occasion pour ces exploitants d’amener les journalistes à mieux découvrir le monde forestier tout en faisant passer un message au président de la république.

La  rencontre placée sous le thème « La situation socio-économique des opérateurs économiques nationaux et internationaux de la filière bois au Togo, après un an de crise et le moratoire du 22 juin 2016 sur le faux teck », a été scindée en deux volets.

 

D’abord le Sytrebact a tenu une séance de formation avec les hommes de medias pour leur permettre de s’imprégner des contours du monde forestier. Deux communications ont été animées à cet effet notamment « le rôle de la forêt », et « la lutte syndicale et les médias ».

Ensuite, à travers une conférence de presse , il s’est agi pour les organisateurs de la rencontre  de faire passer un message fort : Celui d’inviter le président de la république à prendre en main leur situation.

En effet, les deux syndicats ont exprimé leur désarroi suite au moratoire de 10 ans décidé en Conseil des ministres depuis Juin 2016 sur les faux tecks. A en croire le Secrétaire Général du Sytrebact, Richard Dansou, cette décision du gouvernement est un véritable coup de massue pour les commerçants des madriers de faux tecks dont les produits estimés à 1.920.000.000 fcfa sont saisis dans les dépôts à Lomé et dans les points de vente à l’intérieur du pays.

« Nous vivons dans la mendicité depuis ce moratoire. Nous demandons juste au gouvernement de libérer les produits à terre dans les parcs et au port autonome de Lomé avant la prise de la décision du 22 juin 2016. Nous avons contracté des dettes auprès des Chinois, et autres partenaires. Nous sommes incapables de payer et les manœuvres aussi en souffrent », s’est-il plaint.

Selon Richard Dansou , deux courriers ont été adressés  au chef de l’Etat, les 26 juillet et 24 octobre derniers dans cette affaire sans suite favorable. « Nous nous tournons vers lui et nous implorons sa clémence. Qu’il ordonne la libération des produits à terre dans les parcs avant la prise de décision du moratoire » a-t-il supplié.

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