Education

Paralysie dans le secteur éducatif : vers un endurcissement de la crise

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Nouvelle grève de quatre (4) jours à partir de ce mardi 20 décembre 2016 : c’est l’information donnée le vendredi dernier par la coordination des quatre (4) syndicats d’enseignants à l’issue d’une assemblée générale synchronisée sur le territoire national.

Selon les informations, les syndicats auraient déposé vendredi après-midi un préavis de grève au ministère de tutelle faisant appel à un mot d’ordre de grève. Notons que depuis le début de l’année scolaire, c’est la 6ème fois consécutive que les enseignants vont entrer en grève. La plupart du temps, la formule selon laquelle « les cours de la période de grève seront considérés comme faits et les compositions seront considérés comme faites » ont pour conséquence de faire sortir les élèves dans les rues. C’est d’ailleurs le cas dans beaucoup de villes au Togo la semaine dernière.

Cette semaine risque de ne pas déroger à la règle. Mais, cette fois, les enseignants ont renforcé leur position en passant de trois à quatre jours de grève. L’une des raisons qui sous-tend une crainte de la dégradation de la situation, c’est que les enseignants trouvent que le gouvernement ne s’ouvre pas suffisamment aux discussions. Aussi, les propos du ministre de la Fonction publique, Gilbert Bawara lors de son passage sur la télévision nationale mercredi dernier n’est pas pour arranger la situation. Les syndicats qu’il a qualifié d’ « individus, groupes de gens qui agissent dans l’illégalité », estiment à juste titre que le gouvernement n’est pas disposé à dialoguer.

Cependant, le gouvernement par la voix de ses représentants ne cesse d’exhiber les avancées enregistrées, à ce qui concerne les conditions de vie et de travail des enseignants depuis quelques années, mais les formations politiques appellent le Chef de l’Etat à intervenir pour de nouvelles concessions afin de mettre fin à cette fronde dans le monde scolaire.

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