Diaspora Politique

La diaspora togolaise s’engage pour l’Alternance au Togo

diaspora-video-702x336Les togolais vivant aux Etats Unis sont préoccupés par l’absence de l’alternance dans le pays depuis des décennies. Dans un communiqué publié ce16 décembre, la diaspora met en garde la classe politique togolaise, le pouvoir en place et l’ensemble de la communauté internationale contre le danger que constitue la situation togolaise dans la sous-région. La note est portée par Le Conseil de la Diaspora Togolaise aux Etats-Unis (US Diaspora Council of Togo USDCT).

« Après l’alternance au Burkina Faso, au Bénin, en Gambie, et au Ghana, le Togo est le seul et unique pays de l’espace CEDEAO à ne pas connaitre une alternance depuis le début du processus démocratique en 1990. Le 13 janvier 2017, la famille Gnassingbé aura bouclé un demi-siècle de règne à la tête du Togo marqué par des assassinats politique de masse, des crimes économiques sans précédents, les violations des libertés fondamentales, notamment la liberté d’expression, le refus de l’alternance et la limitation du mandat présidentiel, le refus des reformes politiques » fait remarquer l’USDCT.

Le conseil de la diaspora togolaise pense que la situation du pays devrait faire réagir plus d’un. « L’ancrage démocratique dans la plupart des pays de la CEDEAO doit interpeller les décideurs sur le cas particulier du Togo. Cette situation est d’autant plus préoccupante que le refus de l’alternance au Togo constitue une menace pour l’ensemble de la région », écrivent les membres du conseil.

Pour cela, l’USDCT lance un appel pressant aux chefs d’Etat de la CEDEAO qui se réuniront le 17 décembre au sommet ordinaire à Abuja à réinscrire à l’ordre du jour la question de limitation du mandat présidentiel dans l’espace communautaire. Le Conseil appelle également dans sa correspondance tous les togolais de la diaspora à se réorganiser pour lancer des actions sur tous les fronts afin d’interpeller la communauté internationale sur le cas particulier du Togo, qui est selon elle « une anomalie préjudiciable à la paix et à la concorde au sein de la CEDEAO ».

Tout en interpellant le président de la république togolaise Faure Gnassingbé à  faire basculer le Togo sur la voie de la démocratie, le Conseil convie l’ensemble du peuple togolais à sortir de la léthargie, de la peur, de la résignation pour mettre fin à « cette dictature familiale qui aura 50 ans le 13 janvier 2017 ».

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