Education

Intervention des ministres sur la TVT, les enseignants exigent un droit de réponse

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Le  passage des ministres Paalamwé Tchakpélé, ministre des enseignements primaire, secondaire et de la formation professionnelle, et de Monsieur Gilbert Bawara, Ministre de la fonction publique, du travail et de la réforme administrative sur la Television Nationale Mercredi 14 Décembre 2016, a suscité beaucoup de réactions au sein de la population togolaise. Une sortie médiatique que les enseignants jugent partiale et unilatérale. Dans un courrier adressé au directeur de la télévision nationale ce 15 décembre, la Coordination des Syndicats de l’Éducation du Togo, estime qu’un temps d’antenne devrait également leur être accordé pour s’exprimer sur la question.

Les enseignants dans leur courrier ont tout d’abord dénoncé ce qu’ils considèrent comme une intervention verbale « musclée » des deux ministres. « De leur passage à la Télévision Togolaise, les téléspectateurs retiendront des menaces à peine voilées à l’endroit des enseignants mais aussi des contre-vérités, des affirmations gratuites et des propos infondés », peut on lire dans le courrier.

La Coordination des Syndicats de l’Education du Togo(CSET)  a ensuite accusé la télévision nationale de faillir à sa mission principale. « Nous déplorons le fait que la Télévision Nationale puisse servir de canal de menace et d’intimidation à l’endroit des citoyens qui revendiquent un meilleur traitement dans le cadre de l’exercice de la tache à laquelle ils sont appelés pour le développement du Togo ».

Pour la CSET, il est vital pour les enseignants de réagir face à ce qu’elle considère comme des préjudices à son endroit. « L’article 46 du Code de la Presse stipule : « Toute personne physique ou morale ayant fait l’objet d’une information contenant des faits erronés, des assertions ou des déclarations malveillantes de nature à causer un préjudice moral ou matériel, dispose d’un droit de réponse ».

Au-delà de ces dénonciations, la CSET  dans sa lettre tient surtout à avoir son mot à dire. « Dans le but de rétablir la vérité sur les allégations des membres du gouvernement, la Coordination des Syndicats de l’Education du Togo voudrait-elle par la présente demander l’exercice de son droit de réponse et ce, dans les conditions prévues par l’article 50 du code de la Presse qui déclare qu’ «en ce qui concerne la radio et la télévision, la publication ou la diffusion de la réponse doit être faite dans les quarante huit (48) heures après réception de la demande d’exercice de ce droit» a conclu le courrier.

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