Société

Défécation à l’air libre, les journalistes togolais mis à contribution

formation-journalistes2

Les professionnels des médias et metteurs en scène  venus des 5 régions du Togo sont réunis à Atakpamé depuis ce mercredi jusqu’au vendredi 16 décembre  pour une formation sur la défécation à l’air libre au Togo. Il s’agit  pour  ces acteurs du monde médiatique d’être outillés sur la thématique afin de contribuer à son éradication dans l’exercice de leurs métiers respectifs.  Cette formation s’inscrit dans le cadre  du projet « Défécation à l’air libre, je m’engage » initié par un groupement d’organisations.

De récentes données portent  à 23% le taux de défécation à l’air libre en milieu urbain et à environ  68% en milieu rural au Togo.  Ces données estiment également que 10 enfants de moins de 5ans perdent la vie chaque jour  à cause de la pollution due au manque de sanitaires au Togo.

Cette campagne, initiée par la Croix rouge togolaise (CRT), le Conseil de concertation pour l’assainissement de base au Togo (CCBAT) et la Coordination nationale du Conseil de concertation pour l’approvisionnement en eau et assainissement (WSSCC), compte s’appuyer sur les leaders d’opinion (les autorités politiques, les religieux, les artistes, les sportifs et les médias) pour agir sur la conscience des populations.

Plusieurs activités sont au programme dans le cadre de cette campagne.   Notamment des campagnes « toilettes propres » et « villages propres », des concours de meilleur article, des caravanes et des concerts dans les grandes villes  du Togo. Les professionnels des médias considérés comme des leaders d’opinion constituent  le fer de lance de cette campagne.

Au cours de ces 3 jours de formations, ces acteurs vont échanger autour des enjeux (économiques, sanitaires, et bien d’autres aspects) liés à cette thématique afin d’être de véritables ressources pour informer la population sur les conséquences de la défécation à l’air libre.

A terme les organisateurs entendent parvenir à éradiquer définitivement le phénomène d’ici 2030.

Commentaire d'article

Umalis