Education

Crise au sein de l’enseignement : Il n’y aura pas de dialogue selon le gouvernement

gilbert-bawaraLes échauffourées que connaissant le monde éducatif ces derniers jours ne sont pas près  de connaitre leur épilogue. Alors que des enseignants se lançaient dans une nouvelle grève pour amener le gouvernement à la table des discussions, les autorités ripostent : Le gouvernement n’ouvrira pas un cadre de discussion avec les quatre (4) syndicats d’enseignants grévistes. En lieu et place, dans les prochains jours, des dispositions « idoines » et « particulières » seront prises pour sécuriser les établissements scolaires et garantir la dispensation des cours par les enseignants sur toute l’étendue du territoire national.

L’information a été rendue publique ce mercredi sur les plateaux de la télévision nationale togolaise (TVT) par les ministres de la Fonction publique, du travail et de la réforme administrative, Gilbert Bawara et des Enseignements primaire et secondaire et de la formation professionnelle, Pr Komi Paalamwé Tchakpélé.

« La sécurité sera assurée, la sérénité sera garantie, les cours seront dispensés. D’une manière ou d’une autre, les mesures seront prises à cet effet, l’année scolaire sera assurée et ne sera pas une année scolaire au rabais parce que le gouvernement prendra toutes les dispositions pour que tous ceux qui ont envie de travailler, travaillent », a déclaré M. Bawara.

En d’autres termes, les présences et la prestation (dispensation des cours) des enseignants seront désormais contrôlables dans les établissements scolaires, les enseignants non grévistes seront sécurisés et les précomptes seront respectés de manière systématique.

« Je voudrais rassurer les enseignants, les élèves et les parents d’élèves que toutes les dispositions seront prises pour garantir la poursuite des activités pédagogiques afin que l’année scolaire aille à son terme sans aucun problème. Que les élèves soient rassurés que tous les cours seront intégralement dispensés et tous les programmes seront intégralement exécutés », a indiqué pour sa part le ministre Tchakpélé.

Pour le gouvernement, il n’y aura pas de « dialogue improvisé et désordonné avec des individus ou des syndicats qui n’ont aucune base légale ou réglementaire ».

« Il n’est pas question et il ne sera jamais question à l’avenir pour le gouvernement, ni de multiplier ou d’émietter les instances de dialogue. Cela n’est certainement pas un gage d’efficacité et de succès à partir du moment où un cadre de discussion existe déjà et dans lequel tous les problèmes sont pris en compte », a informé  le ministre  Gilbert Bawara qui atteste que certains des organisations syndicales d’enseignants qui lancent les mots d’ordre de grève, n’ont aucune validité légale ou réglementaire.

 

Qu’adviendra t il de la suite ? Pour l’heure le mot d’ordre de grève de 72 heures qui se poursuit ces jeudi 15 et vendredi 16 décembre reste maintenu.

Commentaire d'article

Umalis