Développement

Secteur agro industriel : solution pour l’emploi en Afrique ?

nourrir-lafriqueLa Conférence économique africaine (CEA) s’est clôturée  en fin de semaine dernière à Abuja, au Nigeria. Plus de 300 participants ont assisté à cet événement annuel, organisé conjointement par la Banque africaine de développement (BAD), la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) et le Programme de développement des Nations Unies (PNUD).  Au cœur des débats, « l’agro-industrialisation en Afrique ».Des houleux échanges, il ressort que le secteur pourtant sous estimé représente une mine d’emplois pour la jeunesse africaine.

 

Durant trois jours, la CEA a rassemblé d’éminents orateurs notamment  Eric Maskin, professeur d’économie à Harvard; Chris Barrett, professeur d’économie appliquée à l’université Cornell , Cho Gyoung-Rae, secrétaire général de l’Initiative de coopération pour l’industrie et l’agriculture de la Corée et de l’Afrique (KAFACI) ; Charles McClain, ministre adjoint de l’Agriculture pour la Planification et le Développement au ministère de l’Agriculture du Libéria ; Henry Eyebe Ayissi, ministre de l’Agriculture et du Développement rural du Cameroun  entre autres.

Plusieurs études portant sur l’agriculture, le changement climatique et la sécurité alimentaire ont nourri les débats sur l’agro-industrialisation, permettant aussi d’ouvrir les discussions relatives au développement durable.

Des rapports présentés, il ressort qu’en 2025, 330 millions de jeunes Africains seront arrivés sur le marché du travail. Les deux tiers d’entre eux seront en zone rurale. Avec la plus forte croissance démographique au monde. L’Afrique aurait donc  un besoin crucial de développer son agriculture. Mais ce secteur n’attire pas la jeunesse.
Pour Le président de la BAD, Akinwumi Adesina, l’agriculture, qui représente plus de 28 % du PIB de l’Afrique  joue un rôle clé  dans l’accélération de la croissance, la diversification économique et la création d’emplois pour les populations africaines.

« L’agriculture fournit les matières premières de base nécessaires au développement industriel. Les denrées alimentaires comptent pour la plus grande part de l’indice des prix à la consommation et il est crucial de pouvoir fournir des produits alimentaires bon marché pour contenir l’inflation. Quand l’inflation est faible, les taux d’intérêt baissent et les investissements du secteur privé augmentent. Renforcer la compétitivité, l’efficacité et la productivité du secteur agricole est essentiel pour stimuler les économies des régions rurales, où vit la majorité de la population du continent africain. L’avenir de l’Afrique dépend de l’agriculture », a clamé  Akinwumi Adesina.

Des constats qui révèlent que le secteur agro-industrie peut encore retourner la situation de l’épineux  problème d’emploi en Afrique.

Commentaire d'article

Umalis