Société

La question d’alternance se pose dans la chefferie traditionnelle

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Depuis quelques temps, les conflits liés à la succession au trône dans certains villages sont devenus légion. A cet effet, le Mouvement Martin Luther King (MMLT) s’inquiète du temps relativement long que certains chefs traditionnels passent à la tête de leurs communautés. Il trouve important de renouveler périodiquement les bureaux préfectoraux à travers des élections pluralistes.

Déchirement social, luttes intestines, division entre les familles : c’est le lot quotidien de la plupart des collectivités locales au Togo. Les problèmes liés à la chefferie traditionnelle sont de diverses formes et se posent avec acuité. Ce phénomène porte sans aucun doute préjudice à la paix et au vivre-ensemble des peuples jadis unis comme un seul homme.

Le Mouvement Martin Luther King (MMLT) quant à lui constate qu’il s’est érigé une sorte d’hégémonie et de potentat des chefs des cantons sur les chefs du village au nom du respect à l ‘hiérarchie. De ce fait, ils développent et étendent arbitrairement leur règne sans partage dans les préfectures. Cette situation va souvent à l’encontre du respect des us et coutumes des localités.

« Du coup, dans la plupart des préfectures, les présidents ne sont pas élus par le collège des pairs mais imposés sauf quelques rares qui ont opté pour la voie électorale. Dans la préfecture de Vo par exemple, l’actuel président a été imposé il y a une quinzaine d’années par un ex et feu ministre de la défense (paix à son âme) », indique le Mouvement dans un communiqué.

En conséquence, le MMLT du pasteur Edoh Komi propose un assainissement du secteur avec des textes qui définissent clairement une présidence élective ou rotative pour une durée effective afin de mettre fin aux tensions et aux conflits généralisés. Aussi, le bureau national des chefs traditionnels du Togo ne doit pas être épargné par cette mesure.

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