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Togo / Un nouveau directeur à la tête de la HAAC : Les attentes et les craintes des journalistes togolais

De rumeur en clameur, les journalistes togolais ne sont plus orphelins. Un père, ou plutôt un ainé, leur a été donné hier en la personne de Willibronde Pitalounani Télou. Il siège désormais dans le fauteuil de la présidence de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) après Pitang Tchalla, décédé il y a quelques mois.

Tout comme ses prédécesseurs,  Willibronde Pitalounani n’est pas étranger à la profession. Ancien Directeur général de Radio Lomé, il a été élu hier à 8 voix contre 1 par ses pairs pour prendre les rênes de l’institution de régulation des médias au Togo.

« Les membres de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC) ont tenu une séance plénière extraordinaire ce jeudi 11 janvier 2018 au siège de l’institution à Agbalépédogan à Lomé. Cette séance plénière était consacrée à l’élection du nouveau président de la HAAC. L’élection s’est déroulée en présence de Maître Bruno Paraiso, huissier de justice », lit-on dans le communiqué de la HAAC. Mais, là n’est pas encore le problème. Les journalistes togolais retiennent leur souffle et l’inquiétude trouble les esprits. Que nous réserve celui-là ?, s’interroge-t-ils.

Les décisions à l’origine de la réputation tristement célèbre que trainent les prédécesseurs de M. Willibronde Pitalounani Télou continuent d’avoir des conséquences dans la famille des journalistes togolais. Des dizaines de chômeurs issus de la fermeture de la radio Légende Fm sous Feu M. Kokou Tozoun et la fermeture des médias du Groupe Sud Média (LCF et City Fm) sous Feu M. Pitang Tchalla. M. Willibronde Pitalounani Télou, fera-t-il pire que ces ainés ou sera-t-il plus clément ? Si cette question mérite d’être posée, les journalistes sont cependant conscients que le respect des codes déontologiques et éthiques de la profession les met à l’bri de tout désagrément.

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