Education

Togo / Crise dans le secteur de l’éducation : De report en report, qu’est ce qui retarde l’échéance ?

Annoncé comme la date mémorable à laquelle sera définitivement classé le dossier de crise dans le secteur éducatif du Togo, les enseignants sont cependant laissés sur leur soif à leur sortie de la rencontre avec le gouvernement ce jeudi. Décidément, le miracle n’a pas eu lieu. Dans un camp, les revendications sont restées sur le papier. Dans l’autre, une communication a été faite pour promouvoir les efforts du gouvernement. Absence de compréhension ?

« Un nouveau de cadre de discussions va être mis en place d’ici la semaine prochaine pour prendre en compte les problèmes qui minent le secteur de l’éducation depuis des années » : voilà la phrase du Premier Ministre Selom Klassou qui dissipa hier tous les espoirs des représentants de la coordination syndicale des enseignants. Espérant des discussions basées sur les points essentiels liés aux revendications des enseignants, la rencontre a eu une toute autre tournure et d’autres rencontres futures sont annoncées pour trouver solution à cette crise qui semble durer une décennie. Cette rencontre « de tous les espoirs » est plutôt le cadre choisi par le gouvernement pour faire un exposé sur les avancées enregistrées dans le monde éducatif depuis le début des mouvements de grèves. Selon le chef du gouvernement, la situation des enseignants togolais n’est pas si alarmante au point d’engager des mouvements d’humeur.

De leur côté, les enseignants se trouvent donc dans l’obligation de s’armer de patience jusqu’à la date prochaine que le gouvernement va bien vouloir fixer pour de nouvelles discussions. Les revendications demeurent les mêmes : le statut particulier de l’enseignant, le cas des enseignants du secteur confessionnel et des volontaires, l’augmentation des primes de rentrée et de bibliothèque, la restitution des prélèvements aux salaires des enseignants etc.

Dans son exposé, le gouvernement rappelle que de 2005 à 2017 pour la catégorie A1, le salaire de départ à la retraite a connu un accroissement de 85,10%, 59,35% en 2005 à 92,76% en 2017 pour la catégorie A2. Dans la catégorie B, les chiffres donnent 58,89 % en 2005 à 99,24%, la catégorie C de 70,81% à 123,98 % et la catégorie D de 117,18% à 171,97%. Les enseignants sont-ils aussi aveugles pour ne pas remarquer ces efforts performants déployés par le gouvernement ? Le gouvernement, s’investit-il dans le dilatoire, comme le lui reproche le camp adverse ?

Par ailleurs, le Chef du gouvernement Selom Klassou et ses collaborateurs ont fait une présentation sur le document portant statut particulier des enseignants. « C’est le statut particulier qu’on doit mettre à la disposition des enseignants. Nous avons dans ce document certains articles amendés qui n’ont pas été intégrés. Et surtout la question des primes qu’on doit exprimer en tenant compte de la disposition du statut général. Ces primes doivent être en pourcentage », indique le porte-parole de la CSET.

Si, comme l’a déclaré Selom Klassou, « le gouvernement est disponible à écouter et à échanger avec les différents acteurs en vue de trouver des solutions adéquates », pourquoi tant de reports ?

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Umalis