Politique

Togo / Élections législatives, locales ou Référendum : Pour Dodji Apevon, c’est courir droit dans le mur !

Intervenant ce matin sur la radio privée Victoire Fm, Me Dodji Apévon, le président national des FDR (Forces Démocratiques pour la République) s’est prononcé sur une des décisions importantes prises lors du Conseil des ministres de ce mercredi 10 janvier 2018 : les élections législatives, locales et probablement le Référendum qui se profilent à l’horizon. « Le Togo a besoin d’une solution. Et les solutions dont on a besoin, ce n’est pas l’organisation d’un référendum, des législatives… », a-t-il laissé entendre.

Pour ce responsable politique dont le parti est membre de la Coalition des 14 partis de l’opposition organisatrice des marches de protestation contre le régime de Faure Gnassingbé depuis déjà 5 mois, la mise en place de 38 CELI en vue des élections prochaines n’est rien d’autre qu’« une fuite en avant ». Il trouve « saugrenu » que le pouvoir en place fasse fi des difficultés politiques et des crises dans les différents secteurs (santé, éducation,…) de la vie sociale au Togo pour se lancer la tête baissée dans l’organisation des échéances électorales.

Se mettant dans la peau de Faure Gnassingbé, un Chef d’Etat au pouvoir depuis 12 ans à la suite de son père, Eyadéma Gnassingbé, qui lui aussi a dirigé le pays pendant 38 ans, Me Dodji Apevon a déclaré qu’il prendrait une autre décision que celle d’organiser des élections. « Mais je ferai tout pour que même si c’est difficile, que le dialogue que nous prônons tous soit instauré. Qu’est-ce que ça leur coûte d’accepter la médiation Ghanéenne et Guinéenne ? », a-t-il indiqué. Par ailleurs, il lance un appel « aux autres pairs de la CEDEAO pour situer l’opinion sur la position exacte de cette instance… On ne peut pas demeurer dans cette situation de flou, de confusion totale de ni paix ni guerre. Que les chefs d’Etat qui ont pris l’engagement de ne pas voir le Togo brûler s’investissent réellement ».

Commentaire d'article

Umalis