Economie

Pénurie de carburant, supposée exploitation du pétrole par le Togo : Que nous cache-t-on ?

La nouvelle année 2018 commence au Togo avec des polémiques et des rumeurs qui se confirment puis s’infirment. Les deux premiers jours de janvier ont été marqués par la rareté du carburant dans les stations d’essence de la capitale et des quartiers environnants. Cette pénurie des produits pétroliers ne peut que nous rappeler la situation similaire en début d’année 2017 et, qui a provoqué la tragédie du 28 février. En plus de ce cauchemar, une information selon laquelle le Togo exploiterait du pétrole a défrayé la chronique et, a été par la suite démentie par la BCEAO. Pure coïncidence ?

« On a remarqué une forte demande (ndlr, de produits pétroliers) depuis un certain temps, ce qui fait que ce qui était livré peut-être pour une semaine part à 24 ou 48 heures. Les marketeurs ne s’attendant pas à cette pression, cela fait que le temps d’être réapprovisionné, il y a des files qui se font. Au niveau national, on n’a aucun souci, la STE (ndrl, Société togolaise d’entreposage) charge normalement (…) et, on a même sollicité la STSL (NDLR, Société togolaise de stockage de Lomé) à charger les camions. Pour la consommation nationale, c’est la STE seule qui s’en charge et la STSL s’occupe de l’extérieur. Mais vu la demande on a sollicité aussi la STSL pour aider à charger pour la consommation nationale », tentait de convaincre Bernadette Legzim-Balouki, ministre du Commerce et du Secteur privé, au moment de la pénurie de carburant. Cela s’apparente à une situation cyclique mais la ministre se justifie : « On prend toujours des dispositions, surtout à la fin de l’année pour charger (…) C’est une expérience, il faut redoubler encore d’efforts ».

Quelques jours plus tard, un scandale lié à une supposée exploitation du pétrole par le Togo éclate. Des chiffres et des arguments sont avancés pour « confirmer » la rumeur. Avant que cela ne suscite des remous, dans une situation sociopolitique critique, cette information a été officiellement démentie. Mais, le doute subsiste dans les esprits. Que nous réservent les mois à venir ?, s’interroge les populations. Souvent, la pénurie de carburant précède toujours une hausse des prix, ce qui n’a heureusement pas été le cas la dernière fois. La quiétude n’est pas pour autant revenue. Les usagers d’engins à deux roues et quatre roues, sont-ils condamnés à subir les pénuries régulières de carburant, ce qui bouleverse considérablement le vécu quotidien de toute la population ? Pour cette fois encore, le gouvernement a servi des arguments justificatifs pour expliquer la situation. Jusqu’à quand la vérité sera-t-elle cachée ?

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