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Togo/ « L’enfant qui ne vient pas », un témoignage vivant de l’auteure Gretah Waklatsi

Difficile de vivre dans une société africaine sans concevoir un enfant. Gretah Waklatsi, une artiste écrivain de la diaspora togolaise,  en a fait l’amère expérience. Tous ses expériences, ses déboires et ses espoirs, elles les a rassemblés dans son œuvre intitulé « l’enfant qui ne vient pas » . A travers cette autobiographie, l’auteure veut restaurer la valeur de la femme africaine, qu’elle soit génitrice ou pas. L’œuvre a été dédicacée ce 07 janvier à Lomé.

« Tu sais, dans la vie, en tant que femme, tu peux avoir toutes les richesses du monde. Si tu n’as pas d’enfant, tu n’es rien. Quand tu vas mourir, qui va t’enterrer ? », Ces quelques mots, lourds de sens, émanant de sa tante, vont bouleverser la vie de Grétah Waklatsi.

C’est d’ailleurs ces phrases qui ont déclenché son envie de relater son vécu, temoigne la togolaise de la diaspora.

Sur les 104 pages qui résument l’œuvre,  Grétah Waklatsi expose la  sensibilité de la femme qu’elle est et le chagrin de la mère qu’elle n’a pu être avec en fond le regard sombre de la société envers une « épouse stérile ».

« Ce livre s’adresse à tout le monde, aux femmes qui n’arrivent pas à faire d’enfant et à celles qui en ont mais ne s’en occupent pas. Je partage mon expérience avec les femmes togolaises et aussi sensibilise la jeunesse sur les risques des avortements à répétition », a confié la jeune femme qui a par ailleurs invité les jeunes filles à bannir de leur vie l’avortement.

Grétah Waklatsi ne dérobe pas : elle s’est une fois prêté à la pratique et n’a eu droit qu’à une seule seconde chance de procréation  après son mariage.  Malheureusement la grossesse n’est pas allé à son terme, témoigne t-elle.

« Accoucher de ce livre est une forme de thérapie pour moi afin de me libérer de mes angoisses existentielles. Aujourd’hui, je me sens exorcisée. Quand on arrive à faire ce que j’ai fait, c’est qu’on a fait un grand travail sur soi-même », a-t-elle confié.

Aujourd’hui, cette humanitaire possède une ONG dénommée « 1-2-3 Togo » qui prend en charge quatre-vingt-deux (82) enfants démunis.

« L’enfant qui ne vient pas » a été édité chez la maison d’édition « l’harmattan ».

 

 

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