Politique

Progrès démocratique au Togo : « Je nous accuse, nous les leaders politiques », David Ourna Gnanta

Ancien membre du parti politique de l’opposition ANC (Allinance Nationale pour le Changement), David Ourna Gnanta a changé de camp et est devenu membre du parti présidentiel Union pour la République (Unir). C’est avec ce statut qu’il a organisé ce jeudi un dîner de presse avec des journalistes dans un espace culturel à Agoè.

Le thème autour duquel les discussions ont eu lieu est : « Instrumentalisation de l’ethnie et de la religion à des fins politiques, une menace pour la cohésion nationale et le progrès démocratique au Togo ». Pour David Ourna Gnanta, il est indispensable de s’exprimer en tant que citoyen togolais en faisant fi des opinions idéologiques, des convictions politique et religieuse. En revanche, au Togo, les partis politiques au Togo se constituent souvent sur des bases ethniques et religieuses, et « ne sont que des plaies sociales dont la cicatrisation prendra de temps » pour le pays.

Selon lui, ce qu’il y a lieu de retenir, c’est que « il n’y a pas de religion ou d’ethnie violente, il n’y a que des gens violents ». A cet effet, il va falloir que l’on combatte cette violence dans les mentalités des Togolais en se fondant sur la Charte des partis politiques au Togo. « Aucun parti politique ne peut s’identifier à une région, à une ethnie… », dénonce-t-il. « Je nous accuse, nous leaders politiques », a-t-il déclaré en faisant un mea culpa. Pour finir, il appelle l’opposition à aller « à un dialogue sincère afin d’éviter des faits qui nous ont conduit à situation politique actuelle » au Togo.

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Umalis