Politique

Dialogue politique au Togo : Le ministre Gilbert Bawara accuse la coalition de l’opposition de faire des caprices

Depuis que la crise sociopolitique a atteint son paroxysme au Togo, la seule voie de recours qui se présente semble être l’organisation d’un dialogue entre les acteurs politiques impliqués autour d’une même table de discussions. Cependant, ces derniers éprouvent des difficultés énormes pour pouvoir s’entendre et s’attabler dans un esprit de paix et d’ouverture. Chacune des deux parties se jette mutuellement la responsabilité. Pour le ministre Gilbert Bawara, c’est le camp adverse qui fait obstacle à la tenue du dialogue.

En effet, Gilbert Bawara qui fait parfois office de porte-parole du gouvernement condamne rigoureusement les incidents du 28 décembre provoqués délibérément par les manifestants ; ce qui est bien évidemment contraire aux arrangements convenus afin de prévenir les débordements et les incidents préjudiciables à l’ordre public. « Au-delà du respect des engagements réciproques en matière d’itinéraires des marches, Dekon est aujourd’hui une place forte du commerce à Lomé. Agir comme le fait la coalition, c’est s’attaquer injustement aux commerçantes et aux commerçants et chercher à nuire dangereusement aux activités des opérateurs économiques », dénonce le ministre.

Le ministre Gilbert Bawara trouve que le gouvernement fait sa part en adoptant des positions d’apaisement et de décrispation  et en créant les conditions propices au démarrage des pourparlers. Par contre, il accuse le regroupement de l’opposition de retarder la tenue du dialogue par son intransigeance et son manque d’ouverture. « Elle (ndlr, la coalition des 14 partis de l’opposition) provoque et entretient clairement une atmosphère délétère et de tension impropre au dialogue. Les arguments ayant trait au parachèvement des mesures d’apaisement et à la médiation sont des alibis et des arguties pour masquer les contradictions internes au sein de ce regroupement hétéroclite », a-t-il souligné.

Par conséquent, il invite l’opposition à faire preuve d’ouverture et de responsabilité pour l’ouverture du dialogue qui doit aboutir à la mise en œuvre consensuelle des réformes constitutionnelles et institutionnelles.

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Umalis