Politique

Togo / Un dialogue politique dans un climat de frustrations, de méfiance et de radicalisation ?

Depuis le 19 août, le Togo est en proie à une paralysie sociopolitique nourrie par un sentiment de méfiance entre les principaux protagonistes de la crise, la radicalisation des positions et le refus de faire des concessions, les actes de récidives. « Le peuple togolais n’est pas un peuple d’animaux, … nous sommes des citoyens togolais comme eux, ils nous doivent un minimum de respect. Après on nous parle de dialogue », fustige Eric Dupuy, le Chargé à la Communication du parti ANC. De son côté, le pouvoir en place accuse l’opposition de ne pas être favorable au dialogue. Qui donc fait obstacle au dialogue ?

Dans ce bras de fer entre l’opposition et le pouvoir en place, les manifestations continuent et les deux parties se font la guerre à travers des situations interposées.

L’opposition togolaise s’est lancé dans une série de manifestations de rue de trois (3) jours pour le compte de l’année 2017. Militants et sympathisants des quatorze (14) formations politiques composant la coalition sont descendus dans les rues mercredi et jeudi pour exiger le retour de la Constitution de 1992 dans sa formule originelle, le droit de vote à la diaspora et le déverrouillage des institutions de la République. La marche de jeudi a eu une fin douloureuse avec de nombreux blessés. « Aucun acte contraire à l’esprit pacifique des manifestations de rue… ne sera accepté », indique le ministre Yark pour justifier l’usage des grenades lacrymogènes et balles en caoutchouc par les forces de l’ordre.

« Nous allons continuer les manifestations. Demain, nous appelons les populations à faire du tintamarre sur toute l’étendue du territoire entre 13H et 14H et nous invitons toute la population à sortir massivement le samedi pour dire que nous n’acceptons pas cette situation. Nous nous opposerons toujours à ce régime jusqu’à ce qu’il s’en aille. On nous parle de dialogue parce que monsieur Faure Gnassingbé, au pouvoir avec son père depuis plus de 50 ans, ne veut pas partir. Il serait peut-être prêt à assassiner les 7 millions de Togolais pour gouverner un vide. Nous disons non. S’il doit nous tuer, il nous tuera tous », fustige Eric Dupuy.

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