Politique

Crise au Togo/ Olusegun Obasanjo et J. Rawlings regrettent-ils leurs propos ?

Togo Top Awards: Qui a été la personnalité politique togolaise de l'année 2017

  • Faure Gnassingbé (49%, 155 Votes)
  • Tikpi Atchadam (39%, 122 Votes)
  • Yark Damehane (3%, 11 Votes)
  • Brigitte Adjamagbo Johnson (3%, 10 Votes)
  • Jean-Pierre Fabre (3%, 9 Votes)
  • Cina Lawson (2%, 6 Votes)
  • Gilchrist Olympio (1%, 2 Votes)

Total Voters: 315

On est tenté de croire que « oui » en écoutant le chef de l’état togolais Faure Gnassingbé. Dans une interview accordée à Jeune Afrique, le président s’est prononcé sur le sujet. Et ses propos sous entendent un changement un revirement de camp des anciens présidents Nigérians et ghanéen.

Depuis le début de la crise du Togo, des réactions ont fusé des autorités des pays voisins du Togo, certains appelant au dialogue et à la retenue, d’autres invitant le président togolais à mettre fin à la crise.

L’ancien président nigérian Olusegun  Obasanjo et l’ex chef d’état ghanéen John  Rawlings avait également donné leur avis.

En octobre dernier, l’ex président nigérian avait interpellé le chef de l’État Faure Gnassingbé sur la situation du pays au cours d’une interview accordée au journal Jeune Afrique.

« Il doit (Faure Gnassingbé, Ndlr) mettre fin à la vague de violence. (…) Il a dû épuiser toutes les idées qu’il a pu avoir en terme de développement (…) A un moment il faut savoir quitter les choses sinon les affaires vous quitteront » avait déclaré Olusegun Obasanjo.

De son côté Jerry John Rawlings avait affirmé à travers un communiqué :  « La guerre civile ne peut être bénéfique, ni aux populations ni au gouvernement (…) force est de constater que le peuple togolais a jusque-là manifesté dans la paix et la non-violence. Nous devons respecter leur processus visant à faire entendre leur cause surtout parce qu’il se caractérise par la non-violence. En cas de conflit, les civils non armés sont ceux dont le sang sera le plus répandu. Les manifestants auraient pu adopter un comportement violent, mais ils l’ont évité jusque-là et, pour cela, les troupes gouvernementales doivent également faire des efforts pour s’assurer que cela ne se transforme pas en guerre civile ».

Ces différentes prises de position interprétés par beaucoup comme un soutien aux revendications de l’opposition togolaise, font désormais partie du passé. Interrogé à cet effet le président togolais a déclaré que  « l’incident » était clos.

« Ils s’en sont, l’un et l’autre, expliqués depuis auprès de moi. Ils ont à présent bien intégré les vrais enjeux de cette crise » a répondu Faure Gnassingbé à Jeune Afrique.

 

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