Politique

La Constitution de 1992 est une constitution « partisane », soutient Faure Gnassingé

Le chef de l’État, Faure Gnassingbé, s’est prononcé pour la première fois après plusieurs mois de crise au Togo. Dans une interview accordée au magazine Jeune Afrique, le président a touché des sujets qui constituent la pomme de discorde entre son pouvoir et l’opposition représentée par une coalition de 14 partis politiques.

S’agissant des manifestations de rues de l’opposition pour exiger le retour à la constitution de 1992, Faure Gnassingbé fait savoir que l’opposition veut un mouvement insurrectionnel pour déstabiliser tout simplement le pays. Car dit-il, les réformes ont été engagées au même moment avec un projet de loi envoyé à l’Assemblée Nationale.

« Le projet de texte de la constitution envoyé à l’Assemblée Nationale répond aux revendications de l’opposition. Cette dernière a choisi un autre terrain : la rue. En ce sens, oui, sa volonté de déstabiliser le pays était claire. Elle ne s’en est d’ailleurs jamais caché », a lancé Faure Gnassingbé.

Pour le président, la constitution de 1992, ne serait être applicable de nos jours pour son caractère « partisan ». Il soutient qu’il est « illusoire » et « inopportun » de le remettre sur le tapis. Une idée avancée par les rédacteurs de cette constitution eux-mêmes. « La constitution de 1992 était une constitution partisane adoptée par une assemblée mono-colore. Elle a été rectifiée en 2002 par une autre assemblée mono-colore. Il fallait donc sortir de cette dichotomie des extrêmes et convenir d’un texte consensuel », a-t-il indiqué.

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Umalis