Politique

Le gouvernement invité à ne pas jouer au juge, mais à se comporter comme l’un des protagonistes de la crise

Jeudi dernier, le gouvernement a animé une conférence de presse au cours de laquelle il a annoncé d’autres mesures d’apaisement dans la crise togolaise. Entre autres mesures, la libération des deux imams (Sokodé et Bafilo) arrêtés. La coalition de l’opposition dit avoir pris acte, mais invite le gouvernement à ne pas jouer le rôle de juge alors qu’il est l’un des protagonistes de la crise.

Cette invite de la coalition de l’opposition est en rapport avec les consultations auxquelles le gouvernement veut convier les partis politiques. Selon ce dernier, les consultations visent à recueillir « les suggestions des partis sur le format et les modalités du prochain dialogue ». La coalition estime que le RPT/UNIR étant l’un des protagonistes de la crise, n’a pas le pouvoir d’appeler l’autre partie à des discussions. Il revient donc à la médiation de le faire.

Selon Jean Pierre Fabre, « le gouvernement doit se comporter comme partie et non comme partie et juge ». Pour sa part, Brigitte Adjamagbo Johnson fait savoir que ce dont parle le gouvernement a déjà été pris en compte par la médiation. Jean Kissi lui, indique qu’en procédant ainsi, le gouvernement est en train de « dribbler » le président ghanéen Nana Akufo-Addo. « Ce n’est plus le moment de jouer au chat et à la souris, le peuple togolais doit rester très vigilant », a-t-il lancé.

Revenant sur les mesures d’apaisement supplémentaires, la coalition espère que les autres personnes arrêtées lors des manifestations, dans l’affaire des incendies des marchés du Togo et les membres du mouvement NUBUEKE vont être également libérés pour baliser la voie au dialogue. Sur la levée de l’état de siège à Sokodé, Bafilo et Mango, l’opposition estime que les prochaines manifestations des 13, 14 et 16 décembre prochains doivent constituer un « élément important d’appréciation et d’évaluation de la bonne foi du gouvernement ».

Commentaire d'article

Umalis