Politique

Bastonnade des manifestants à Lomé: l’opposition dénonce la duplicité de Faure Gnassingbé

« Est-ce que le régime veut le dialogue ? ». C’est l’interrogation posée par Brigitte Adjamagbo Johnson, la coordinatrice de la coalition des 14 partis politiques de l’opposition après l’incident survenu samedi à la suite de la manifestation. En effet, de retour de la marche, des manifestants ont été violentés par les forces de sécurité et dispersés à coup de gaz lacrymogènes. Même Adjamagbo-Johnson a été stoppé en cours de chemin au niveau d’Atikoumé. Et selon cette dernière, ces actes viennent compromettre les chances du dialogue.

Intervenant sur Nana Fm, Brigitte Adjamagbo Johnson a dénoncé le traitement subi par les militants et manifestants dans les rues de Lomé et la duplicité du pouvoir de Faure Gnassingbé. « Le gouvernement doit des explications. Les conclusions qu’on peut tirer de ces actes, c’est qu’on fait face à un gouvernement qui n’a pas rompu avec sa duplicité habituelle. D’un côté, il fait croire qu’il veut aller à l’apaisement en libérant au compte-goutte les détenus et de l’autre, il continue des pratiques d’arbitraires qui révoltent les Togolais », a-t-elle souligné.

Jean Pierre Fabre, chef de file de l’opposition pour sa part, s’est également exprimé contre ces actes qu’il qualifie de « sauvagerie ». Pour le leader de l’ANC, les probabilités pour que le dialogue tienne sont minimes. « Si les choses continuent comme cela, on arrête tout », a-t-il déclaré.

« Au cours de la manifestation, nous avons appris qu’il y avait un dispositif positionné au bar 3K pour empêcher ceux qui allaient rentrer vers le nord de Lomé. A la fin de la manifestation, nous nous sommes transportés sur les lieux et effectivement nous avons constaté qu’il y avait un dispositif de forces de l’ordre destinées à empêcher le passage. Au moment où nous étions sur les lieux, les militaires se sont déchaînés, ils avaient de gros bâtons dans les mains avec lesquels ils bastonnaient les gens devant nous. C’était une sauvagerie inqualifiable. Ils ont balancé des grenades lacrymogènes assourdissantes et finalement, nous étions obligés de quitter les lieux », a raconté Jean Pierre Fabre.

Par ailleurs, Brigitte Adjamagbo Johnson fait savoir que seul la fin du régime de Faure peut calmer le peuple et non l’inauguration de ces projets sociaux.

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