Education

Togo / Grèves des enseignants, le silence des autorités, l’avenir des élèves pris en otage : Qui doit-on blâmer ?

L’année scolaire 2017-2018 a commencé avec des grèves des enseignants qui se justifient par des revendications toujours pas satisfaites, essentiellement le statut particulier et les primes. Le gouvernement qui promet des mesures d’apaisement qui tardent à se concrétiser. Les élèves, à force de passer plus de temps à la maison qu’en classe, perdent le goût des études. A qui incombe la responsabilité de la paralysie de l’éducation au Togo ?

Après les grèves et sit-in répétitifs qui ont bouleversé le déroulement normal de l’année scolaire précédente, ni les élèves ni leurs parents ne souhaitent connaitre le même sort cette nouvelle année d’école. Mais, à l’allure que prennent les évènements, on risque d’assister au pire.

D’une part, les enseignants réclament que le statut particulier de la profession soit validé. Mais, avant cela, ils réclament une copie du document que les autorités semblent ne pas vouloir mettre à leur disposition. Dans le cadre du Conseil de dialogue sociale, les discussions entre les deux parties se poursuivent sans qu’un compromis soit trouvé. En attendant, es enseignants maintiennent la pression et continuent de revendiquer des droits qu’ils considèrent légitimes pour bénéficier des conditions meilleures de vie et de travail.

Les élèves, quant à eux, n’ont d’autre choix que d’espérer une fin prochaine de ce « bras de fer » qui semble durer une éternité. Quand les éléphants se battent, ce sont les herbes qui sont piétinées, dit-on. Ils semblent être les agneaux sacrificiels dans cette crise qui s’étend d’année en année. Quand on pense que ces enfants sont l’avenir du pays, on est tenté de se demander : mais, quel avenir ?

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Umalis