Politique

Sokodé: Même les défenseurs des droits de l’homme n’y ont plus accès!

Alors qu’on clame haut et fort l’ouverture d’un dialogue et des mesures d’apaisement, la répression de la population continue. Et c’est la ville de Sokodé qui en paie le lourd tribut. Cette fois, même les défenseurs des droits de l’homme sont visés. Hier, le président du Regroupement des jeunes africains pour la démocratie et le développement (REJADD), Assiba Johnson, a échappé bel aux militaires.

En mission à Sokodé pour enregistrer, secourir et recueillir le témoignage des victimes, le président du REJADD et quelques collaborateurs sont devenus depuis un moment indésirable. Selon des informations, hier, des militaires ont débarqué au CHR de Sokodé à la recherche de M. Johnson. Mais grâce aux infirmiers de l’hôpital, il a réussi à s’enfuir.

« J’ai fui l’hôpital hier et la ville de Sokodé. Les militaires lourdement armés étaient venus à l’hôpital et ont demandé à voir la personne qui s’occupe des blessés. Les infirmiers m’ont alerté de se mettre à l’abri et j’ai réussi à fuir le CHR dans des conditions très déplorables », a confié Assiba Johnson, avant de préciser qu’il a trouvé refuge dans la brousse, comme la majorité de la population.

« Dieu aidant, j’ai réussi à fuir et j’ai dormi dans la brousse hier nuit. Ce matin, grâce aux bonnes volontés, j’ai fui la ville de Sokodé, laissant les blessés à leur propre compte », s’est-il désolé. L’on signale que l’un de ses collègues a été interpellé par la gendarmerie de la ville et relâché après des heures.

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