Media Politique

La situation sociopolitique du Togo vu par Jean-Paul Agboh Ahouélété, un homme de média

Dans une interview accordée à Afrique-Asie.fr, le président du CONAPP (Conseil National des Patrons de Presse) et directeur de publication du journal Focus Infos a fait une analyse de la crise sociopolitique au Togo caractérisée par les manifestations de rue de l’opposition et les ruses du parti au pouvoir.

Selon Jean-Paul Agboh Ahouelete, « les violences telles que le pays a connues ces dernières semaines ont créé une véritable psychose. Elles ont été très majoritairement dénoncées par les Togolais qui sont exaspérés par cette crise politique et ses conséquences, notamment sur l’économie nationale ». A cet effet, il craint le risque pour l’opposition de finir à moyen terme par lasser ses militants et les démobiliser, à force de surenchère sans résultats. Ne serait-il pas salutaire de prendre en compte les propositions des partenaires du Togo et des organisations sous régionales, régionales et internationales, notamment la CEDEAO, l’Union africaine, l’ONU, la Francophonie, la France ou encore les Etats-Unis qui préconisent le dialogue ? Car, a-t-il affirmé, « le dialogue est la voie la plus crédible et la plus pérenne ».

Pour lui, « le slogan « retour à la Constitution de 92 » n’a d’autre objet que de ramener la limitation du mandat et l’élection à deux tours, et depuis peu, d’empêcher une nouvelle candidature du président actuel, Faure Gnassingbé. Car tous les constitutionnalistes s’y accordent : d’abord, la Constitution de 92 comporte des dispositions à caractère « crisogène » et est déséquilibrée. Ensuite, les modifications intervenues en 2002 ne sont pas toutes d’opportunité et à rejeter, car certaines ayant permis de corriger des faiblesses du texte originel ».

En ce qui concerne le vote de la diaspora revendiqué par les partis de l’opposition organisatrices des manifestations publiques, « il semble qu’aujourd’hui, au vu du rôle primordial de la diaspora qui contribue de façon substantielle au développement du pays et de la volonté des autorités d’une implication plus forte de nos concitoyens vivant à l’étranger dans la vie nationale, un processus peut être enclenché dans une démarche consensuelle pour parvenir à terme à ce vote, en rassurant tous les acteurs sur les inquiétudes de fraudes », a-t-il indiqué.

Commentaire d'article

Umalis