Politique

Togo/Crise: au nom de la Paix civile et sociale, six OSC font des recommandations aux acteurs

Plus besoin de rappeler que depuis le 19 août, après la manifestation organisée par le Parti National Panafricain (PNP), la situation sociopolitique dans le pays laisse à désirer. Violences avec à la clé mort d’hommes et des blessés, arrestations, violations des droits de l’homme et restriction des libertés fondamentales…, la liste est longue. A la veille des trois jours de manifestations décrétées par les 14 partis politiques de la coalition de l’opposition, des organisations de la société civile (ACAT-Togo, ATDPDH, CEJP, GRAD, SADD et SYNPHOT), au vu des récents évènements, ont pris sur elles d’appeler toutes les parties à la retenue.

Ce groupe d’OSC dit constaté ces derniers temps, « l’usage excessif de la force dans la gestion des manifestations publiques au Togo », le « recours à l’armée nationale en renfort dans la gestion des manifestations publiques pacifiques », « l’irruption des forces de l’ordre dans les domiciles des citoyens » et « des manifestants sur la défensive provoquant les forces de l’ordre dans leur intervention ». Face à cela et pour garantir la paix sociale et civile au Togo, ces OSC recommandent ce qui suit à tous les camps.

A l’État, elles demandent « la création des conditions juridique, humaine, organisationnelle, matérielle et pratique pour la gestion professionnelle des manifestations, la formation adéquate des forces armées togolaises réquisitionnées en renfort aux forces de sécurité dans le maintien d’ordre et la mise en place d’un mécanisme de confiance mutuelle entre force de sécurité et citoyens », entre autres.

« Les acteurs politiques doivent prendre des dispositions pour la sensibilisation et la formation de leurs militants et de la population sur le caractère citoyen et pacifique des manifestations publiques et au respect des biens publics », a souligné Bruno Haden, secrétaire général d’ACAT-Togo membre du groupe des six OSC.

Par ailleurs, le groupe des six OSC demande au gouvernement de « libérer les manifestants arrêtés notamment l’imam de Sokodé, les trois membres du mouvement Nubueké et d’autres personnes interpellées dans des conditions douteuse ».

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Umalis