Société

Le Mouvement NUBUEKE TOGO prend la défense de ses membres enlevés et exige leur libération

Depuis quelques jours, des membres d’une organisation de la société civile dénommée « Mouvement NUBUEKE TOGO » font l’objet de menaces, d’enlèvement et d’actes de torture. Trois d’entre eux séjournent à la prison civile de Lomé. Par un communiqué rendu public ce jeudi, le mouvement citoyen NUBUEKE s’insurge contre les exactions commises contre ses membres et exige leur libération immédiate et sans conditions.

Communiqué de presse du Mouvement NUBUEKE TOGO

Le Bureau Exécutif de NUBUEKE a appris avec consternation l’enlèvement de l’un de ses responsables, Messan KOKODOKO dans la nuit 18 au 19 octobre 2017.

Cette expédition punitive a été menée au domicile du susnommé par des individus cagoulés, accompagnés de personnes en tenue militaire.

Il y a lieu de rappeler que M. KOKODOKO n’avait été destinataire d’aucune convocation préalable, dûment délivrée par la justice togolaise à propos d’éventuelles plaintes le visant.

Conduit dans les geôles du Service de Recherche et d’Investigation (SRI), M. KOKODOKO a fait l’objet de tortures tant physiques que psychologiques à l’effet de lui extorquer des aveux susceptibles d’induire son inculpation.

Ces traitements inhumains et dégradants dont les séquelles sont toujours visibles au demeurant, ont entraîné des troubles de la vue, ainsi qu’une difficulté à avoir une station debout.

Aussi, contrairement à ce que prétend le communiqué du Procureur de la République les avocats constitués en soutien des intérêts de M. KOKODOKO ont-ils été interdits de visite à ce dernier.

Ainsi, il en a été également de la famille de M. KOKODOKO privée quant à elle de lui apporter ses repas journaliers.

Par ailleurs, deux autres membres du Mouvement ont été interpellés le 26 octobre 2017 dans des conditions quasi similaires et sont actuellement en détention préventive.

Le Mouvement NUBUEKE proteste vivement contre ces arrestations arbitraires, contraires tant au Code de procédure pénale de la République Togolaise, qu’aux conventions internationales relatives à l’interdiction de torture sur des personnes interpellées.

Nous exigeons, en conséquence la libération immédiate et sans condition de M. KOKODOKO et des deux autres camarades enlevés.

Nous prenons à témoin la Communauté internationale et invitons les chancelleries accréditées au Togo à œuvrer sans délai, afin qu’il soit mis fin aux exactions massives en cours au Togo, notamment à cette tentative de dissolution de fait du Mouvement NUBUEKE.

Fait à Lomé, le 02 Novembre 2017

Le Président, Enos TCHALLA

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