Politique

Les États-Unis et la France accusés de « déconsidérer les autorités togolaises et de créer du désordre »

C’est en substance ce qu’insinue le communiqué publié ce jeudi par le gouvernement togolais en réponse aux réactions des Etats-Unis et de la France par rapport à la crise sociopolitique que traverse actuellement le Togo. Les accusations portées à son encontre par le département d’Etat américain et le ministère français des affaires étrangères concernant les « milices » sont rejetés en bloc.

Selon le ministre Payadowa Boukpessi de l’Administration territoriale qui assure l’intérim de son collègue de la Sécurité et de la protection civile, l’argument des supposés « milices » considérés comme des émissaires du parti au pouvoir n’a aucun fondement et n’a pour objectif que de nuire aux autorités togolaises et de créer de la confusion dans les esprits des togolais. Ces accusations pourraient entrainer des affrontements violents entre les partisans des partis politiques et le reste de la population, ce sera donc le début d’un chaos total. « Le ministre de la sécurité et de la protection civile les rejette avec la plus grande fermeté », indique le communiqué.

En outre, le ministre Boukpessi affirme que des individus ou groupes organisés sont à l’origine des appels sur les réseaux sociaux à la vengeance et aux règlements de compte. Il condamne donc ces comportements qui sapent les efforts des autorités togolaises pour que le calme et la sérénité reviennent dans le pays. « Nul n’a le droit de faire sa propre justice. Toute personne prise en flagrant délit de violence, ou faisant l’apologie de celle-ci, répondra de ses actes devant les autorités compétentes et sera traitée avec la plus grande sévérité », conclut le communiqué.

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