Politique

« La crise togolaise est née de la mauvaise interprétation des textes constitutionnels », Komi Klassou

Le premier ministre togolais Komi Selom Klassou participe à la conférence de l’Assemblée parlementaire ACP-UE (Afrique caraïbe Pacifique -Union européenne) qui se tient actuellement en France. A cette rencontre, le premier ministre a été invité à expliquer la situation qui prévaut au Togo.

Selon le premier ministre, la crise actuelle au Togo est une crise juridique et constitutionnelle. De l’élection du président Faure Gnassingbé en 2005 à ce jour, M. Klassou a expliqué la situation politique, sociale, économique et juridique du Togo.

Pour lui, le projet de loi introduit par le gouvernement à l’assemblée nationale pour opérer les réformes conformément aux recommandations de la CVJR et du HCRRUN, devrait mettre fin aux réclamations (retour à la constitution de 1992) de l’opposition. Mais rien n’y fit.

Poursuivant ses explications, le chef du gouvernement a fait savoir que le pouvoir n’a jamais interdit les manifestations au Togo. Il veut plutôt mettre fin à l’appel à la haine, à la révolte et au meurtre. « Les opposants ayant  refusé le débat à l’assemblée et le référendum, quel scénario démocratique et légal envisage cette opposition pour une réelle sortie de crise pacifique ? », s’est-il interrogé. Quant au sujet du référendum, il indique que les dés sont déjà jetés au moment où le vote a été effectué par les députés (ndlr, sans préciser que ce sont les députés UNIR).

Pour information, l’Assemblée parlementaire paritaire est une assemblée composée de députés au Parlement européen et de représentants et élus des États d’Afrique des Caraïbes et du pacifique (ACP) ayant signé l’accord de Cotonou. Elle est présidée par Louis Michel, Ministre d’État de la Belgique et Député européen.

 

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