Politique

La crise sociopolitique au Togo, objet de l’émission « Appels sur l’actualité » sur RFI ce mardi

Depuis les géantes manifestations du 19 août qui ont propulsé le Togo au devant de l’actualité, les médias internationaux dont Rfi, France 24, TV5 Monde s’intéressent de près à la situation sociopolitique au Togo et ne manquent pas de relever les moindres détails. C’est donc sans surprise que l’émission « Appels sur l’actualité » de ce mardi 24 Octobre 2017 présenté par Juan Gomez sur la Radio France Internationale (RFI) s’est concentrée sur le pays de Faure Gnassingbé.

Comment faire pour sortir le Togo de l’impasse qui perdure, malgré les différentes tentatives de médiations des diverses missions sous régionales ? La question a fait régir beaucoup de Togolais d’ici et de la diaspora. Les opinions ont aussi diverses que variées.

Selon Fabrice, il est temps que les protagonistes de la crise togolaise s’asseyent au tour d’une table et entament les négociation pour trouver le juste milieu : « La crise politique togolaise a trop duré. Aujourd’hui on a comme l’impression qu’il y a une lassitude au niveau des deux camps. Ce qui suppose qu’il y a une certaine volonté cachée d’aller au dialogue que ce soit du côté de l’opposition ou du pouvoir », a-t-il indiqué avant d’ajouter qu’« il faut reconnaitre aussi qu’il y a une crise de confiance entre la classe politique togolaise d’où la nécessité de recourir peut être à une médiation internationale, à une personnalité externe au Togo qui pourrait faire l’unanimité, rapprocher les deux camps et discuter pour trouver une solution à cette crise ».

« Je crois qu’il est temps que les deux camps mettent de l’eau dans leur vin et il faudra que chacun fasse un sursaut patriotique. Un pas du côté du pouvoir, en mettant par exemple en veilleuse, l’idée de référendum et du côté de l’opposition, renoncer à ces manifestations qui consisteraient à faire partir Faure Gnassingbé du Pouvoir par la rue. Si chaque camp arrive à faire cet effort-là, on créera un cadre de dialogue où on discutera pour trouver un compromis politique par rapport à 2020 en ce qui concerne la candidature de Faure Gnassingbé », a-t-il conclu.

Cette idée de dialogue ne rencontre pas l’approbation d’Abel qui, depuis Lomé, pense « qu’il y a eu beaucoup de dialogues de part le passé sous l’égide des présidents de la sous-région, notamment dans le cadre de l’APG de 2006. Mais les recommandations n’ont pas été mises en œuvre depuis 11 ans. Cette situation rend les partis politiques de l’opposition un peu méfiants vis-à-vis du pouvoir ». Il propose donc qu’une médiation objective des Chefs d’ Etat de la Sous-région soit effectuée et pour qu’une fois les conclusions issues des dialogues à venir soient vraiment mises en œuvre. « C’est parce que les conclusions des diverses dialogues ne sont jamais mises en œuvre qu’on a revient à chaque fois à la case de départ. Il faut que le gouvernement puissent intégrer les principes de démocratie et de bonne gouvernance dans son fonctionnement afin que nous n’assistions plus à cette répression violente et sanglante de ces derniers temps », a-t-il renchéri.

Par ailleurs, il insinue un autre scénario dans la perspective de l’élection présidentielle de 2020 : « Dans d’autre cas, il faut que Faure Gnassingbé qui a déjà fait plus de douze (12) ans au pouvoir, se retire calmement et qu’il annonce au peuple togolais qu’il ne sera plus candidat en 2020 et qu’un gouvernement de transition sur fond d’union nationale soit formé. Et qu’ensemble avec la communauté internationale on puisse organiser l’élection de 2020 en toute transparence et que la vérité des urnes soit respectée », a-t-il indiqué.

Tout comme Acadus à Lomé, Naky, togolais résidant en Europe plus précisément à Lisbonne, pense qu’il faudrait plutôt négocier le départ du président Faure Gnassingbé. « Le pouvoir doit comprendre que l’aspiration du peuple, c’est son départ pur et simple. Depuis 1992 nous sommes passés de négociation en négociation, d’accord en accord. Le gouvernement n’a jamais respecté les conclusions issues de ces pourparlers. Aujourd’hui le ras-le-bol se manifeste dans toutes les rues. Il n’y a plus rien à faire. Ils ont poussé le bouchée très loin et les gens ne veulent rien entendre ».

(Source : Gabriel Blivi/©Nouvelleafrique)

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