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Togo/ « Que l’imam arrêté soit libéré » : Les cadres musulmans tapent du poing sur la table !

URGENT : DROIT DE REPONSE

Dans deux articles publiés sur notre site d’informations TOGOTOPINFOS.COM : l’un intitulé « Togo/ Que l’imam arrêté soit libéré : Les cadres musulmans tapent du poing sur la table ! » publié ce 23 octobre 2017 et l’autre intitulé «  Togo/CRISE : l’imam Alfa Abdoul Wahid enlevé dimanche à Bafilo est porté disparu »  publié ce 24 octobre, nous avions précédemment utilisé pour illustration… LIRE LA SUITE

Image illustrative

L’Association des Cadres Musulmans au Togo (ACMT), Section Golfe-Lomé dément les accusations portées contre l’imam Mohamed DJOBO arrêté le 16 octobre dernier. Dans une déclaration rendue publique, les membres de l’association expliquent que les propos du leader religieux n’étaient pas des appels à la violence contrairement aux affirmations des autorités togolaises. Par conséquent , l’ACMT demande la libération pure et simple de l’imam, comme le stipule la note:

« Nous avons appris l’arrestation le lundi 16 octobre 2017 sur les réseaux sociaux de l’Imam Alassani Mohamed DJOBO. Cette information a été confirmée par un communiqué du gouvernement rendu public le 17 octobre 2017 au journal de 20 heures. Dans ce communiqué et suivant les interventions de certains membres du gouvernement, on reproche à l’Imam Alassani Mohamed DJOBO d’être un incitateur à la violence à l’égard des militaires, leurs familles. On reproche également à ce dernier d’avoir créé un tribunal aux fins de juger les militaires.

Cette situation a occasionnée des soulèvements spontanés dans certaines villes de notre pays ayant entrainé des pertes en vies humaines et matérielles.

En vue de contribuer à la restauration d’un climat de paix et de cohésion sociale, nous, bureau de la Section Golfe-Lomé de l’Association des Cadres Musulmans au Togo (ACMT), tenons à faire la déclaration suivante :

1-Par rapport au chef d’accusation d’incitation à la violence contre les militaires, les propos de l’Imam Alassani Mohamed DJOBO sont plutôt ceux-ci : « Si marche il doit en avoir, ça ne devrait être que des marches pacifiques encadrées par les forces de l’ordre ». « Nous n’aurons la victoire que dans la non-violence », avait-il aussi l’habitude de marteler.

2- Pour ce qui est du supposé appel à la violence à l’égard des femmes et des enfants des forces de l’ordre, il est à rappeler que l’Imam Alassani Mohamed DJOBO dans son sermon du 13 octobre dernier a plutôt réagi en opposition aux appels en ce sens. Il disait en substance : « Ne vous en prenez pas aux enfants des militaires ni à leurs femmes car leurs enfants sont comme vos enfants et leurs femmes sont aussi comme vos femmes ».

3- S’agissant de l’érection d’un tribunal pour le jugement des militaires au-dessus du plus haut sommet du Togo, il convient de faire remarquer que c’est une rhétorique purement religieuse en rapport avec la foi, qu’elle soit musulmane ou autres. En clair, l’Imam faisait allusion au tribunal du jugement dernier où chacun y passera sans l’aide ni d’un témoin ni d’un avocat.

De ce qui précède, il faudrait retenir avec force et sans ambages que l’Imam Alassani Mohamed DJOBO n’appelait ni à la violence contre les militaires et leurs familles ni à un jugement devant un tribunal matériel.

Eu égard à cette arrestation qui envenime la situation sociopolitique déjà tendue au Togo et en vue d’éviter une éventuelle tension religieuse qui pourrait être préjudiciable à la paix et à la cohésion sociale, la Section Golfe-Lomé demande au gouvernement :

1-La libération pure et simple d’Imam Alassani Mohamed DJOBO ;

2-La convocation des leaders religieux de toutes les confessions pour des concertations à titre préventif ;

3-L’ouverture d’un cadre de dialogue franc et sincère avec les acteurs politiques pour un dénouement heureux de la crise qui secoue notre pays depuis deux (02) mois ».

Fait à Lomé, le 19 octobre 2017

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Umalis