Diplomatie Politique

Politique : la diplomatie togolaise s’effondre

Après l’annulation du sommet Afrique –Israël censé se dérouler à Lomé du 23 au 27 octobre 2017, le gouvernement togolais vient de renoncer à l’organisation de la conférence ministérielle de la Francophonie. Le rendez-vous international devrait se tenir du 24 au 26 novembre 2017 dans la capitale togolaise.

Difficile de dissimuler la crise politique qui sévit au Togo. Le pays connait depuis le mois d’août 2017, des vagues de manifestations contre le régime de Faure Gnassingbe. 14 partis politiques de l’opposition réclament le retour à la constitution de 1992 (plusieurs fois modifiée selon le bon vouloir de l’ancien président Gnassingbé Eyadema, père du l’actuel homme fort du Togo).

Les manifestations sont violemment réprimées par les militaires plongeant le pays dans un cycle de violence. Le gouvernement accuse les manifestants de s’en prendre aux biens privés et publics.

Plusieurs personnes ont perdu la vie lors des affrontements avec les forces de l’ordre. La ville de Sokodé et le quartier Bé (à Lomé) sont régulièrement assiégés par les militaires qui font un usage disproportionné de la force. Le ministre de la communication Guy Madje Lorenzo lors de son passage sur RFI a reconnu des « dérapages »   dans le camp des hommes en trahis.  Le pays a battu le record de l’insécurité avec  l’apparition des « milices »  équipées d’armes blanches qui opèrent à la barbe et au nez des forces de l’ordre.  Plusieurs togolais ont pris la route de l’exil fuyant les violences perpétrées par leurs propres forces de sécurité. Plus de 500 togolais se sont réfugiés au Ghana. Une bonne partie se retrouve au Bénin voisin.

Ces crises donnent un coup dur à la diplomatie togolais qui sort la tête de l’eau avec les efforts du ministre Robert Dussey.  Faut –il le rappeler, le Togo a fait des pieds et des mains pour organiser en 2016, le sommet de  l’Union Africaine sur la sécurité maritime. Lomé était redevenu fréquentable. Le pays a abrité du 08 au 10 août 2017, le forum Agoa (African Growth and Opportunity Act Forum). Tous ces efforts des autorités togolaises partent en fumée avec la crise togolaise qui tarde à trouver une issue apaisée.

Plusieurs médiations sous-régionales sont annoncées pour désamorcer « la bombe ». Jamais un président en exercice de la Cedeao n’a été aussi tourmenté par des crises internes comme  Faure Gnassingbe du Togo.

 

 

Commentaire d'article

Umalis