Politique

Togo/ Terreur, menace et suspicions dans les cœurs : Polémique autour des milices présents dans le pays

Depuis quelques jours, des milices rôdent dans la capitale togolaise. Ces derniers sont supposés dissuader les manifestants qui, depuis quelques semaines, à l’appel des responsables de l’opposition, demandent le retour à la constitution de 1992, tandis que l’on dénonce des actes de barbarie. Les organisations de défense des droits de l’homme s’inquiètent de la tournure que prennent les évènements.

Ce qui n’était que rumeurs sur  les réseaux sociaux a fini par se concrétiser. Selon plusieurs témoignages des populations (réagissant sur les médias), des hommes cagoulés entassés dans des véhicules circulent depuis quelques temps, notamment à l’annonce des manifestations des 18 et 19 octobre,  dans certaines artères de la ville de Lomé.

Certaines personnes affirment être témoins des scènes de rémunération de ces « envoyés spéciaux dans des recoins. Des clichés ont même circulé à cet effet.

Interrogé sur le sujet sur une radio privée de la place, le ministre togolais de la sécurité, le colonel Yark Damehane, a  estimé que l’apparition de milices résulte des casses que font les manifestants de l’opposition.

Yark Damehame n’a toutefois pas démenti ou rassuré les populations sur la présence ou non de ces milices. Pour l’heure, la peur gagne les esprits, sans doute à cause des précédentes expériences en matière de milices au Togo.

En 2015, au cours d’une manifestation de l’opposition, des affrontements ont  occasionné plusieurs blessés et quelques morts.  Des manifestants ont été horriblement blessés par des personnes supposés être des milices à Adewui, un quartier situé en plein cœur de Lomé. Les enquêtes annoncées à l’époque pour situer les responsabilités n’ont jamais donné de suite jusqu’à ce jour.

 

Commentaire d'article

Umalis