Diplomatie

Diplomatie: Faure Gnassingbe silencieux au Togo, conseiller averti au mali…

Le Mali a accueilli du 13 au 15 octobre la conférence régionale sur la situation sécuritaire dans le Sahel et en Afrique de l’Ouest.  Trois chefs d’Etat ont été annoncés à cette rencontre diplomatique. Il s’agit du président togolais  Faure Gnassingbé, du chef d’Etat  guinéen Alpha Condé et du président malien  Ibrahim Boubacar Keïta, l’hôte du sommet. Dans sa posture du président en exercice de la CEDEAO, le président togolais a prodigué,  en « bon père »,  des conseils au peuple malien pour venir à bout de sa crise. Le cas de la crise que traverse le Togo n’a pas été évoqué.

Initiative de la CEDEAO en partenariat avec l’UA et les nations unies,  la conférence régionale sur la situation sécuritaire dans le Sahel et en Afrique de l’Ouest a connu la présence des organisations sous régionales africaines, des organisations non gouvernementales de la société civile et les représentants religieux.

Après les travaux d’ouverture, le président togolais et son hôte ont inauguré le samedi dernier le centre de coordination de mécanisme d’alerte précoce. Occasion pendant laquelle le président togolais a lancé un appel à l’endroit du peuple malien. Selon  le Président togolais, « il revient aux Maliens de régler leurs problèmes plus que n’importe quelle organisation avec la bureaucratie habituelle… . « (…) J’ai envie de dire à nos frères Maliens que quand il y a un tel péril plus rien ne compte qu’un sursaut national, qu’un sursaut salvateur pour libérer la mère Patrie.(…)Il faut avant tout l’Union sacré des maliens pour libérer la mère Patrie. » ; a laissé entendre Faure Gnassingbe.

Le président de la CEDEAO a surtout appelé les Etats à « moins de discours et à  agir plus ». Ce bout de phrase pourrait il expliquer la réaction du président togolais ? Une chose est sure, les discours sont « moins ».  En ce qui concerne le « Plus agir » ? Les togolais en sauront  sans doute plus dans les prochains jours…

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Umalis