Développement

« Des infrastructures intelligentes » : La proposition du Togolais Edem Kokou Tengue qui a séduit l’auditoire des rencontres africaines

M . Edem Kokou Tengue, directeur Général de la branche togolaise de MAERSK Line, est aussi l’un des vingt «Young Leaders Africa France». Ce sont des porteurs d’un programme initié par la Fondation «Africa France» et soutenu par l’Agence Française de Développement (AFD) pour valoriser la potentialité de jeunes femmes et hommes  entrepreneurs africains dont l’âge moyen est estimé à 33 ans.

La mission des « Young Leaders Africa France » consiste à  sillonner de grandes villes africaines afin de partager leurs expériences et leurs ambitieux projets lors des «Rencontres Africaines». Ils sont vingt (20) leaders, d’origine africaine ou française, à être sélectionnés sur près de six cents (600) candidats, pour leur très haut niveau de leadership, ainsi que pour l’innovation dont ils ont déjà su faire preuve dans divers domaines d’activités.

M.Tengue fait partie de ce restreint nombre retenu. Et il concentre sa vision sur les infrastructures africaines. Il l’a exposé à travers la thématique  «Quelles infrastructures intelligentes et durables au service du développement local et régional» le 03 octobre dernier lors des rencontres africaines en Cote d’ivoire.

Selon ses explications, «quand on pense infrastructure, on pense urbanisation et pourtant, il y a quatre (4) défis à relever pour la construction des infrastructures urbaines en Afrique. Notamment un plan directeur, les matériaux appropriés, la maîtrise de l’espace et les concepteurs». A cela s’ajoute, pour le DG de MAERSK-TOGO, un véritable challenge du financement : un financement sain pour faciliter l’accès des moins nantis à ces infrastructures, une participation privée au capital des sociétés d’Etat en charge de la fourniture de biens publics, une co-production: les ressources des ménages complètent le financement international.

Selon le togolais, pour être véritablement au service du développement, les infrastructures doivent intégrer la question de l’industrialisation autour des villes africaines, sinon l’urbanisation ne s’accompagnera pas d’une transformation structurelle des économies.

Les nouvelles infrastructures devront utiliser beaucoup les objets connectés en vue d’être économes dans les ressources rares (eau, énergie), et préserver la qualité de l’environnement. L’Afrique  pourrait compter sur sa rapidité d’adaptation pour relever le défi : « Il a fallu à l’Europe 110 ans pour passer de 15% en 1800 à 40% en 1910 ; l’Afrique a fait la même transformation en 60 ans, révèle le jeune leader togolais ».

Commentaire d'article

Umalis