Politique

Togo/ Koffi Yangnane brise le silence et se prononce sur la crise!

Son rêve  d’accéder à la magistrature suprême du Togo en 2010 a été brisé par le rejet de sa candidature. Cette mésaventure n’empêche pas Koffi Yamgnane de s’impliquer dans le débat politique du pays. Face à la crise que traverse la Terre de nos aïeux, le président de Sursaut Togo donne sa vision des choses. Dans un communiqué officiel, l’homme politique se prononce essentiellement sur le récent communiqué conjoint de la CEDEAO , de l’Union Africaine et du  Bureau des Nations-Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, dans lequel les trois organisations demandent  l’organisation d’un référendum, sujet de division entre le parti au pouvoir et l’opposition. Voici l’intégralité de son texte.

NON À UNE CERTAINE « COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE »

La « Communauté Internationale » a pondu un communiqué dans lequel elle bafoue la souveraineté du peuple togolais en appelant le pouvoir et l’opposition à négocier pour aller à un référendum-bidon inventé par Faure pour continuer sa fuite en avant ainsi qu’à « respecter la volonté du peuple » ! Mais la volonté du peuple togolais est connue et c’est lui-même qui l’a clairement exprimée ! Ce que nous voulons ? La démission pure et simple de Faure afin que le peuple se libère et se choisisse librement sa propre voie pour son développement. N’est-ce pas ce qu’exigent les manifestations monstres à travers tout le Togo ?

Qui sont les signataires de ce communiqué scélérat ?

La CEDEAO dont le président en exercice n’est autre que Faure Gnassingbé du Togo (on rêve!) ;
L’Union Africaine (sans préciser l’instance) ;

Le Bureau des Nations-Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, instance purement alimentaire sans aucun pouvoir politique dont nous connaissons le rôle extrêmement néfaste de Ibn Chambas, son président actuel, lors du coup d’État électoral qui a amené Faure Gnassingbé au pouvoir en 2005.

Comment peut-on accepter que ces gens-là, sans même se donner la peine de discuter avec les Togolais de leurs revendications légitimes, puissent reprendre comme des automates, les positions de leur ami syndicaliste Faure Gnassingbé ?

Comment ces gens-là peuvent-ils nous laisser croire que leur position de fonctionnaires désignés par des gens du même acabit que ceux que nous combattons au Togo, peut leur conférer le droit et la clairvoyance nécessaires à décréter ex cathedra sa conduite à tout un peuple largement plus qualifié qu’eux pour savoir ce qu’il veut ?

Faut-il rappeler que ces cavaliers invités par le pouvoir travaillent dans des institutions béquillées par les pays européens, américains et asiatiques ? Le palais même de l’Union Africaine à Addis Abeba n’a-t-il pas été « offert » par la Chine ? Son budget n’est-il pas financé à 75% par l’Union Européenne ? Pendant ce temps, ne déplorons-nous pas que la plupart des pays africains dont le Togo, ne payent même pas leurs cotisations à l’Institution alors que leurs roitelets s’achètent avions, yachts et autres châteaux dans tous les grands pays du monde ?

Ces gens-là, donneurs de leçons, ne méritent aucun respect de la part des peuples Africains. Le Togo nouveau exigera une réforme profonde de ces institutions en collaboration avec tous les pays épris de justice et qui se battent pour la liberté de leurs peuples à travers le monde.

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Umalis