Politique

Référendum au Togo : L’opposition a « pris en otage le processus démocratique », Gilbert Bawara

En marge d’une visite effectué ce mardi au Burkina Faso, pays limitrophe au Nord du Togo, le ministre togolais de la fonction publique, Gilbert Bawara et son collègue de la sécurité, Yark Damehame se sont exprimés sur la situation sociopolitique qui prévaut actuellement au Togo. Ils ont préalablement été reçus par le ministre burkinabè des Affaires étrangères burkinabè, Alpha Barry et le Président, Roch Marc Christian Kaboré.

En effet, le ministre togolais de la fonction publique a rappelé que la liberté de manifestation n’est pas restreinte au Togo comme le pensent certains, à tort. Il est permis de manifester tous les jours de la semaine de 6h à 22h, à la seule condition que l’autorité administrative en soit informée. En ce qui concerne les bavures policières, il a déclaré qu’ils ne sont pas propres au Togo, au contraire. A cet effet, le ministre invite toutes les parties prenantes à œuvrer dans le sens de l’apaisement afin d’éviter les morts et les blessés.

Pour le ministre Bawara, le gouvernement a montré  sa volonté d’engager les réformes politiques et n’entend pas reculer devant les manifestations de rue. « Nous irons jusqu’au bout en organisant le référendum à une date qui sera fixée prochainement », a-t-il martelé. Par ailleurs, le ministre Bawara a tenu à préciser que ce serait un leurre que de penser que le gouvernement ajouterait au texte adopté par les 2/3 des députés la fameuse phrase : « en aucun cas, nul ne peut faire plus de deux mandats ».

Pour finir, le ministre de la fonction publique estime que « l’exemple burkinabè a induit en erreur » ceux qui pensent pouvoir chasser le président Faure Gnassingbé avec les manifestations de rue. « Tous les pays ont leur réalité », n’a-t-il pas manqué de préciser.

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Umalis