Politique

De Lomé à Dapaong, voici le flash-back des manifestations de ce mercredi 04 octobre au Togo

Les manifestants sur l’itinéraire d’Adéwui

La coalition des 14 partis de l’opposition a appelé les populations à des manifestations de rue les 04 et 05 octobre. Outre les itinéraires prévus à Lomé, des mobilisations spontanées ont été signalées à l’intérieur du pays. Retour sur une journée mouvementée et rythmée par les bruits de pas dans les rues et les cris de protestation à l’endroit du pouvoir en place.

A Lomé, une grande foule est sortie pour manifester son mécontentement vis-à-vis du pouvoir en place qui, semble-t-il, fait la sourde oreille aux revendications des populations qui descendent dans les rues depuis le 19 août dernier. Quelques responsables de partis politiques membres de la coalition ont conduit les cortèges jusqu’à leurs points de chute. Munis de pancartes et scandant des slogans hostiles au président de la République togolaise, Faure Gnassingbé, hommes et femmes, vieux et jeunes ont bravé le soleil pour réclamer la paix, la justice et les réformes au Togo.

C’est une première à Guerin-Kouka, localité située dans la préfecture de Dankpen (au Nord du Togo) ! Des populations déterminées et fortement mobilisées sont descendues dans les rues pour montrer qu’elles adhèrent aussi aux revendications des partis politiques de la coalition.

Une marée humaine a également battu les pavés à Dapaong. D’après les slogans et les messages sur les pancartes qu’ils brandissent, le retour à la Constitution de 1992 et l’alternance à la tête du pays sont essentielles. Malgré les douloureux évènements qu’ont connus Mango, Bafilo et Sokodé, le nombre des manifestations n’a pas été des moindres.

Dans une interview accordée à la rédaction de icilome.com, le président du Nouvel Engagement Togolais (NET), Gerry Taama a indiqué que « les réformes dans l’esprit de la Constitution de 92, le cadre électoral, le vote de la diaspora et la libération de tous les détenus politiques » sont les revendications à la base des manifestations. « Quasiment la moitié de la ville de Lomé qui est dans les rues aujourd’hui ! », s’est-il réjoui.

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