Société

Tension sociopolitique au Togo / Le MMLK s’indigne de l’utilisation malsaine de Whatsapp et des réseaux sociaux

Depuis quelques années au Togo et partout ailleurs, les réseaux sociaux sont devenus les nouveaux lieux de prise de parole, essentiellement pour la jeunesse qui a soif de liberté d’expression. L’éclosion de Whatsapp n’est pas pour arranger le libertinage auquel s’adonne déjà une grande partie de la population togolaise. C’est d’ailleurs pour ériger un semblant de garde-fou que le gouvernement a effectué une restriction sur Internet lors des dernières manifestations politiques. Pour sa part, le Mouvement Martin Luther King du Pasteur Edoh Komi dénonce la publication d’images choquantes et de messages incendiaires en ces temps de crise sociopolitique.

Réseaux sociaux ou canaux de vengeance et d’immoralité au Togo ?

Le Mouvement Martin Luther King s’inquiète des publications et des messages de haine, de violence, de menace et de vengeance sur les réseaux sociaux et lance un appel pressant à tous les acteurs politiques, à leurs militants et à tous les concitoyens à la retenue, à la modération et à faire preuve de moralité.

Il n’est de secret pour personne que la situation politique Togolaise se cristallise et s’envenime ces derniers temps avec des mouvements de protestation relatifs aux réformes constitutionnelles et institutionnelles.

Du coup, les tensions et les velléités s’exacerbent entre les parties antagonistes et leurs militants, ce qui est un danger pour la République. Ces signaux qui prédisposent au rouge, se lisent désormais au quotidien dans des publications non recommandables et immorales sur les réseaux sociaux. Ces déclarations pullulent et affluent sur ces réseaux notamment What’s Apps, le plus utilisé actuellement. A vue d’œil, tout porte à croire que la stabilité, la cohésion et le vivre ensemble seraient sérieusement menacés.

Tout observateur avisé peut voir se former à l’horizon les risques d’explosion sociale profonde dont les conséquences pourraient conduire fatalement au drame de notre temps Or, depuis l’avènement de What’s Apps avant les contestations populaires, l‘amour, la courtoisie, le respect mutuel et la convivialité étaient les seuls maîtres mots qui animaient les plates-formes et les groupes What’s Apps. Mais, depuis les premières contestations populaires, qui se sont soldés par des représailles sanglantes et les violences entre les manifestants et les forces dont les morts, les blessés et les arrestations, nous assistons à un dérapage et à un revirement accélérateur de la situation qui risque d’atteindre le point de non-retour si nous ne nous réussissons pas.

Le Mouvement Martin Luther King continue condamne avec fermeté ces actes de violences et de barbarie d’une autre époque et demande que la lumière soit faite afin de situer les responsabilités et que justice soit faite.

Le MMLK tout en s’attachant à la nécessité et l’impérative de faire les réformes pour normaliser et crédibiliser davantage les principes fondamentaux de la démocratie et de l’Etat de droit, se préoccupe également de l’allure suicidaire que prennent les derniers événements.

Il y a donc lieu de préserver le climat de vécu quotidien et ordinaire entre les citoyens quelques soient leurs appartenances politique, religieuse et ethnique sans pour autant le promettre et l’en attacher. Par conséquent, le MMLK, fidèle à ses principes de non-violence, de paix et du respect de droit et de dignité pour tous, appelle instamment les uns et les autres à renoncer à des publications et des propos incendiaires et provocateurs qui sont loin de favoriser la paix sociale, le vivre ensemble et la diversité ethnique pour l’intérêt national.

Le MMLK demande aux autorités togolaises de respecter scrupuleusement les engagements et les accords politiques qui ont été conclus de manière consensuelle afin de décrisper et de détendre le climat politique de notre pays.

Le MMLK souhaite ardemment que les manifestations futures seraient organisées et gérées de manière à préserver la vie des citoyens.

Pour le MMLK, les réformes sont indispensables et aucun Togolais ni aucun parti politique ne peut s’en dérober.

Que chaque Togolais dise que jamais la violence ne passera par lui.

Que la Providence divine veille sur le Togo !

Lomé, le 2 octobre 2017

Le président,

Pasteur EDOH Komi

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Umalis