Politique

Togo / La recomposition de la CENI serait « une fuite en avant »

En vue de l’organisation prochaine d’un référendum, le président de l’Assemblée nationale Dama Dramani a entamé depuis quelques jours un processus de recomposition de la CENI, organe essentiel du cadre électoral. Cependant, cette décision n’a pas reçu l’approbation de certaines formations politiques dont CAP 2015-G6-PNP-Santé du Peuple-CAR.

En effet, dans un courrier en date du 22 septembre 2017 et diffusé par communiqué sur les médias, le Président de l’Assemblée Nationale, Dama Dramani a tendu la main aux partis de l’opposition parlementaire et extraparlementaire en leur demandant de proposer des noms de personnalités pour composer la CENI. Dans une déclaration rendue publique ce mardi, la coalition des partis de l’opposition togolaise, à l’avant-garde des dernières manifestations, indique que cette invitation est une « initiative qui relève de la provocation ». Par ailleurs, cet acte prouve à suffisance que « le pouvoir semble ne pas prendre la mesure des événements en cours dans notre pays », déplore cette coalition de partis politiques.

« L’attitude actuelle du régime relève plus d’une fuite en avant qu’autre chose. La coalition des forces démocratiques ne sauraient accompagner ce pouvoir dans cette aventure funeste », poursuit la déclaration. A cet effet, la coalition appelle « régime RPT/UNIR à se ressaisir en accédant aux aspirations du peuple togolais ». Notons que les dites aspirations, selon la déclaration de ces partis de l’opposition, se résument en quatre points : « le retour à la Constitution de 1992 dans sa version originelle », « la réforme du cadre électoral avec le vote des togolais de l’étranger », « le déverrouillage des institutions de la République » et « la libération des prisonniers politiques notamment ceux détenus depuis les manifestations du 19 août 2017 ».

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Umalis