Agro-Environnement

Togo / Hippopotames et éléphants en voie d’extinction, un coup dur au secteur touristique

L’ampleur que prend le commerce illicite de l’ivoire et des dents d’hippopotames a pour impact direct, la disparition progressive de ces espèces. La faune togolaise est donc en danger. Ceci est la résultante directe de la non-application des textes sur la sauvegarde des espèces protégées et de la corruption. S’il y a un autre secteur qui en pâtit, c’est le tourisme.

Notons que malgré les efforts du Togo à travers l’adoption d’un code forestier et les fréquentes saisies d’ivoire, le commerce illicite de ces produits continue, soit le Togo est le pays de provenance soit il sert de transit. En outre, il y a quelques mois, dix-sept (17) pays africains, le Togo y compris, se sont réunis à Lomé pour décidé d’unir leurs efforts pour la protection des éléphants, menacés de disparition et dont la population actuelle en Afrique est estimée à 415.000, selon le dernier rapport de septembre 2016 de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

A nord du pays, le parc de Fazao-Malfakassa, une réserve de 200.000 hectares, situé à l’Ouest du Togo, près de la frontière avec le Ghana est le fruit d’une convention de 25 ans signée entre le gouvernement togolais et Franz Weber à Lausanne. Depuis la fin de cet accord en 2015, le Togo peine à reconstituer les populations d’éléphants estimées à 350 sur le territoire national, selon les diverses estimations du ministère de l’Environnement.

Dans le sud-est du Togo, l’hippopotame subit les conséquences des activités de l’homme à savoir la chasse et la pêche qui restent des activités traditionnelles dans cette partie du pays. Les sensibilisations et autres actions de proximité se sont multipliées ces dernières années afin de freiner le phénomène. Ainsi, à la lisière de la frontière avec le Bénin, les populations riveraines du fleuve Mono s’organisent pour mieux protéger ces hippopotames, selon le ministère en charge de l’Environnement. En effet, l’espèce menacée peut contribuer à l’enrichissement du patrimoine culturel en vue du développement du secteur du tourisme.

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Umalis