Politique

Ces lignes de Prof Togoata Apedoh-Amah qui appellent à la prise de conscience

L’universitaire Togoata Apedoh-Amah ne perd de vue aucun événement de la crise que traverse le Togo depuis le 19 août. Après la répression meurtrière des manifestations des 20 et 21 septembre derniers soldée par des morts, le Professeur, à travers ses phrases, veut appeler à la prise de conscience de ceux qui, pour des intérêts inavoués, contribuent à l’assassinat des enfants. Lecture!

Ceux qui approuvent l’assassinat des enfants, sont ceux qui approuvent la censure de l’Internet pour défendre la dictature

Quand on écoute les Togolais du Rpt/Urine, ils expriment leurs inquiétudes qu’ils s’efforcent de dissimuler sous des fanfaronnades ou des prières pour que la paix soit préservée coûte que coûte. C’est la paix des cimetières qui semble les attirer, pas celle de leurs concitoyens.

La mauvaise foi le dispute au cynisme. En aucun cas, ils ne remettent en cause leur choix antipatriotique. Non contents de soutenir une dictature archaïque et criminelle, ils ont poussé le ridicule jusqu’à tolérer que la dynastie Gnassingbé transforme la République en monarchie héréditaire. La honte!

Ce qui les désole par-dessus tout, ce sont les images des actes de sauvagerie perpétrés contre le peuple togolais qui relève la tête pour dire non aux usurpateurs et à leurs bourreaux sanguinaires. A moins d’être des monstres, des êtres humains normaux ne peuvent cautionner l’ignominie sanguinaire et la prédation dont un peuple est victime.

Face aux images accusatrices et troublantes, leur réponse est impayable « Pourquoi les victimes ne sont-elles pas restées à la maison ? » Quand il leur est rétorqué que les uniformes violent aussi les domiciles, ils rétorquent que c’est chez des opposants et dans leurs quartiers.
Ils en veulent aux images et textes de Whatsapp de troubler la quiétude de leur conscience.

Pour cette raison, ils approuvent la censure des communications électroniques. J’ai cru comprendre qu’il y va de leur santé psychologique. Sinon, comment défendre l’indéfendable?
Camarades, au lieu de vous cacher derrière votre doigt pour accuser d’innocentes victimes et le peuple avide de liberté et de progrès, il faut faire avec courage l’examen de conscience salutaire. Il faut renouer avec la vérité et la simple morale. Sans le divorce avec le mensonge et l’ignominie, les défenseurs du clan fasciste Gnassingbé, ne seront en rien différents des nazis qui ont suivi Adolf Hitler jusqu’au bout de sa folie criminelle et génocidaire.

Quand un régime usurpateur et sanguinaire en vient à tirer sur des enfants à Dapaong, Mango, Sokode, Atakpame, Lomé, etc., il montre de la sorte qu’il est au bout du rouleau et n’a plus d’autre argument que la force brute et primitive.

Ces gens qui soutiennent les ennemis du peuple pour d’obscures intérêts inavouables, sont souvent des citoyens sans grands moyens qui sont eux-mêmes victimes du régime totalitaire qui les oblige à mendier pour le soutenir en les gratifiant d’un T-shirt pourri ou d’un billet de 2 000 FCFA. L’animation et la mendicité ne peuvent développer un pays et rendre la dignité aux citoyens.

Ceux qui gouvernement un pays avec des anti valeurs comme piliers sont des incapables et des manipulateurs. Ils constituent un danger pour notre présent et notre avenir. Notre avenir ne peut se réduire à la mendicité et à chanter les louanges de ceux qui assassinent nos compatriotes.

Il faut isoler la dictature et elle tombera comme un fruit pourri qui s’accroche à la branche qui veut s’en débarrasser.

Ayayi Togoata APEDO-AMAH

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