Politique

Togo / Les 26, 27 et 28 septembre : « Les gens pensent que nous seront fatigués », Jean-Pierre Fabre

La coalition de 14 partis politiques d’opposition, principale initiatrice des dernières manifestations publiques, est décidée à maintenir la pression à travers les marches sur toute l’étendue du territoire. A peine les manifestations des 20 et 21 septembre terminées, un nouvel appel vient d’être lancé pour les mardi, mercredi et jeudi de la semaine prochaine.

« Les gens pensent que nous seront fatigués. Mais ils se trompent. Nous irons jusqu’au bout de la lutte », a clamé ce mercredi le chef de file de l’opposition togolaise, Jean-Pierre Fabre. Selon Eric Dupuy, le porte-parole du principal parti d’opposition, « des dizaines de milliers de manifestants » ont été dénombrés rien qu’à Lomé. Notons que dans la capitale togolaise, aucun incident majeur n’a été signalé. Par contre, des affrontements entre forces de l’ordre et manifestants dans plusieurs villes du nord du pays, notamment Dapaong et Bafilo, ont été rapportés.

Dans un communiqué publié dans la nuit de ce mercredi, François Patuel, chercheur pour l’Afrique de l’Ouest à Amnesty International, a déploré que « malgré les déclarations des autorités en faveur de l’apaisement, la répression des manifestations par les forces armées continue au Togo ». A Mango, un enfant de 10 ans a trouvé la mort lors d’une manifestation qui n’avait pas été autorisée, selon le ministre de la Sécurité Yark Damehame, qui a accusé les manifestants de l’opposition d’avoir attaqué des cadres du parti présidentiel, l’Unir, et incendié des maisons. Par conséquent, Amnesty International « appelle à l’ouverture d’une enquête indépendante et impartiale sur les circonstances de sa mort et l’usage excessive de la force par les forces de sécurité ».

Notons également que l’internet mobile était coupé dans le pays depuis la nuit du mardi 19 au mercredi 20 septembre alors que la connectivité wifi a été restreinte.

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