Politique

Togo / Pour Gilbert Bawara, les moyens d’obtenir les réformes n’excluent pas un référendum

Le projet de loi portant révision de la Constitution adopté le 5 septembre dernier par le gouvernement sera examiné ce vendredi à l’Assemblée nationale togolaise. Cependant, l’opposition togolaise n’accorde aucun crédit à ce texte et continue d’exiger le retour de la Constitution originelle de 1992. De cette situation, voici ce que pense le ministre Gilbert Bawara.

Au cours de son intervention sur Radio France Inter ce vendredi, le ministre togolais de la fonction publique, qui au besoin endosse le costume de « porte-parole du gouvernement », qualifie de « subterfuge » l’attitude des opposants et les accuse d’être des obstacles à la réalisation des réformes et de créer un climat délétère dans le pays. « Nous espérons que les députés vont travailler dans un esprit d’ouverture et apporteront éventuellement des amendements qui vont dans le sens souhaité et désiré notamment par le collectif des partis politiques à la tête duquel il y a monsieur Jean-Pierre Fabre », a-t-il indiqué.

En ce qui concerne les dispositions de la réforme constitutionnelle, il a déclaré : « le Projet du gouvernement dit que le Président de la République est élu pour un mandat de 5 ans renouvelable une seule fois. Cette formulation est exactement ce que Monseigneur Barrigah a proposé dans la recommandation n°5 de la Commission Vérité Justice et Réconciliation ». « L’Alternance, c’est le peuple qui en décide… dans les urnes », a-t-il ajouté. Par ailleurs, Gilbert Bawara précise que le gouvernement utilisera tous les moyens autorisés par la Constitution, y compris le référendum pour faire adopter la réforme.

Pour lui, pas question d’une quelconque rétroactivité de la loi. « L’esprit de la réforme, c’est qu’au Togo comme partout ailleurs et en France, la loi dispose pour l’avenir. Nous ne pouvons pas commencer à spéculer et à débattre des questions de candidatures avant d’avoir opéré la réforme », soutient-il.

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