Politique

« Continuons la résistance pour libérer le Togo », tonne Prof Togoata Apedoh-Amah

Avec sa casquette de défenseur des droits de l’homme et de féru de la chose politique, l’universitaire Prof Togoata Apedoh-Amah s’intéresse de près à l’évolution de l’actualité sociopolitique au Togo ces derniers jours. Il salue avec une fierté citoyenne la mobilisation des populations et les invite à garder le cap.

Résistance en étant radical pour libérer le Togo

A présent que le pouvoir du peuple se manifeste par des mouvements de masse, la dictature militaro-fasciste du clan Gnassingbé tremble. Bête et méchante, elle croit se sauver en coupant l’Internet. Dois-je lui rappeler que l’Internet n’existait pas dans les années 1990 et pourtant le peuple togolais suivait à la lettre les consignes politiques de l’opposition démocratique.

Face à la bêtise armée des antidémocrates, les leaders des forces démocratiques doivent se montrer sérieux et patriotes.

Soyons précis dans notre vocabulaire : il ne s’agit pas d’une alternance mais d’un changement de régime politique. La démocratie doit succéder à l’odieuse et médiocre dictature des Gnassingbé. L’alternance ne se déroule qu’au sein d’un même régime.

Pour assurer la victoire de la révolution démocratique, quelle doit être l’attitude de ceux qui dans les partis politiques parlent au nom du peuple togolais ? La question est fondamentale eu égard à l’histoire récente des négociations avec les ennemis du peuple.

Pour ce faire, il faut dégager des mots d’ordre claires que tout le monde va comprendre sans ambiguïté.

Quand ce pourquoi nous allons nous battre pour obtenir satisfaction est évident pour l’ennemi, si la chute ne survient pas immédiatement et qu’il faille passer par des négociations, il faut aller à la racine des choses, c’est-à-dire être radical. Par exemple, concernant la démission du dictateur Faure Eyadema Gnassingbé, ce doit être un point non négociable. Il ne faut négocier que sur des points non négociables. Ce n’est qu’une contradiction apparente. Le dictateur et sa clique du Rpt/Urine ont volé le pouvoir à main armée. C’est à eux qu’il revient de donner des gages pour négocier leur départ. C’est seulement à ce niveau que les vrais démocrates peuvent commencer à négocier.

Trop de compromis débouchent toujours sur des compromissions qui remettent l’ennemi en selle. Et la répression est alors terrible. C’est la trahison. Méditons ces paroles du révolutionnaire français Louis Antoine Saint-Just: » Ceux qui font les révolutions à demi, ne font que creuser leurs tombeaux.  »

Ayayi Togoata APEDO-AMAH

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